Prisonniers politiques libérés en RDC: Près de 700 personnes concernées…

Prisonniers politiques libérés en RDC: Près de 700 personnes concernées…
Prisonniers politiques libérés en RDC: Près de 700 personnes concernées…

En République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi a signé les ordonnances visant à libérer les prisonniers politiques et d’opinion. Elles ont été lues à la télévision officielle, mercredi 13 mars, et commentées par Vital Kamerhe directeur de cabinet du chef de l’Etat.

C’est fait pour les deux opposants Firmin Yangambi et Franck Diongo. V. Kamerhe assure que ce n’est que le début des mesures. Firmin Yangambi et Franck Diongo faisaient partie des cas emblématiques. Précision du directeur de cabinet : environ 700 personnes sont concernées par cette décision dans l’ensemble du pays.

Un troisième nom figurait sur cette liste, celui d’Eugène Diomi Ndongala, le président de Démocratie chrétienne, proche d’E. Tshisekedi. Pas de grâce présidentielle pour lui, même si c’est ce que recommandait le Conseil national de suivi de l’accord politique (CNSA) de la Saint-Sylvestre, chargé de faire le suivi des mesures de décrispation.

Selon V. Kamerhe, ce n’est que partie remise, une autre procédure devrait être suivie pour lui. C’est le ministre de la Justice sortant, Alexis Thambwe Mwamba, qui devrait signer ce jeudi 14 mars un arrêté de remise en liberté conditionnelle, l’opposant ayant purgé les trois quarts de sa peine. Cette annonce ne rassure pas l’entourage d’Eugène Diomi Ndongala qui redoute « un acharnement de la coalition pro-Kabila ».

Par ailleurs, le directeur de cabinet du président a lancé un appel « à toute personne concernée par l’arrestation d’un membre de sa famille entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2018 de se signaler ». V. Kamerhe a assuré que tous ceux qui ont été arrêtés pour des faits politiques pourront être libérés.

Dans la même communication, des mesures de suspension pour mauvaise gestion et insubordination ont également été annoncées. Elles visent Me Lumeya, ministre des Affaires foncières de l’équipe sortante, qui est aussi traduit devant la Cour constitutionnelle. Mais aussi le président de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications, ainsi que le directeur général de la Société commerciale des transports et ports (ex-Onatra) et son adjoint qui, eux, devront faire l’objet d’un audit.

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