Privée de F-35 US: La Turquie veut produire ses propres chasseurs 

Privée de F-35 US: La Turquie veut produire ses propres chasseurs 
Privée de F-35 US: La Turquie veut produire ses propres chasseurs 

Réagissant à la suspension par Washington des livraisons des F-35 qui ont déjà volé aux couleurs turques dans le ciel américain, Ankara poursuit les travaux sur son propre avion de chasse qui doit voir le jour à l’horizon 2023. Et envisage même de présenter au public son premier avion de chasse de fabrication nationale en 2023, a fait savoir le vice-Président turc Fuat Oktay.

«La présentation du premier chasseur turc aura lieu en 2023. Nous pourrons le voir dans le ciel dès 2026. En 2031, il entrera en service», a promise F. Oktay cité par l’agence Anadolu.

Les plans du chasseur ont été révélés en novembre 2017 par le ministre de la Défense nationale de l’époque Nurettin Canikli. L’ancien responsable avait déclaré que d’autres pays participaient au projet, notamment le Royaume-Uni et souligné que le projet était «un besoin» pour la Turquie et que plusieurs pays lui avaient transféré des technologies nécessaires.

Pour l’heure, les Forces aériennes turques se composent d’une cinquantaine de chasseurs-bombardiers F4 II et de 245 avions de combat multirôles F-16 Fighting Falcon

Le développement de son propre chasseur est censé aider la Turquie à réduire sa dépendance envers les Etats-Unis, signalent des analystes. Précédemment, Washington a suspendu les livraisons de F-35 à la Turquie après que cette dernière avait conclu avec Moscou un contrat sur la livraison de systèmes de missiles russes S-400. Un deal qui ne semble être du goût de la Maison Blanche comme du Pentagone.

La Turquie s’expose à de «graves conséquences» si elle n’annule pas l’achat de systèmes antiaériens S-400, a promis le porte-parole du Pentagone Eric Pahon, proposant à Ankara de trouver de meilleures solutions pour répondre à ses besoins en matière de défense.

Fin 2017, Ankara avait signé avec Moscou un contrat estimé à 2,5 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros) pour la livraison de S-400, prévue en juillet 2019. Washington a prévenu Ankara que le contrat conclu avec Moscou pourrait remettre en cause l’achat d’avions de chasse furtifs F-35 à Lockheed Martin et entraîner l’instauration de sanctions américaines. Le Président Erdogan est resté insensible à ces menaces, déclarant que la Turquie ne reviendrait pas sur sa décision, en dépit des pressions US.

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