Processus électoral au Mozambique: L’opposition charge le pouvoir…
Processus électoral au Mozambique: L’opposition charge le pouvoir…

Sans surprise, une large avance est donnée au président sortant et son parti à l’issue des premiers résultats partiels des élections présidentielle et législatives de mardi. Ce qui a braqué l’opposition qui a appelé à l’annulation des élections générales tout en accusant le pouvoir d’avoir violé l’accord de paix.

Les Mozambicains ont voté mardi dans un climat de vives tensions, à l’issue d’une campagne violente qui plus est marquée d’accusation de fraudes au profit du régime lancées par l’opposition et la société civile.

Après dépouillement de 830 000 bulletins exprimés, soit à peine plus de 6% des 13,1 millions d’électeurs inscrits, l’actuel chef de l’État Filipe Nyusi, qui brigue un deuxième mandat, était crédité de près de 75% des suffrages, selon les résultats publiés par la CNE sur son site internet vendredi.
Il devance largement son concurrent Ossufo Momade, le chef du principal parti d’opposition la Renamo, l’ex-rébellion de la guerre civile (1975-1992), créditée de 20% des voix, selon ces mêmes résultats.

« Le Front de libération du Mozambique (Frelimo, au pouvoir) (…) a violé l’accord de cessation des hostilités qui dit qu’il ne faut pas commettre d’actes de violence et d’intimidation dans la poursuite d’objectifs politiques », écrit la Résistance nationale du Mozambique (Renamo) dans un communiqué publié samedi.
La Renamo affirme que certains de ses délégués ont été arrêtés après avoir surpris des organisateurs du scrutin qui distribuaient plus d’un bulletin de vote pour le Frelimo aux électeurs.

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