Putsch avorté à Khartoum: L’opposition met fin à la désobéissance
Putsch avorté à Khartoum: L’opposition met fin à la désobéissance

Des informations concordantes annonçaient mercredi que la junte au pouvoir à Khartoum a pu mettre en échec une tentative de coup d’Etat menée par 68 officiers supérieurs appartenant à l’infanterie mais aussi au renseignements et soutenus par des islamistes.
Ce n’est pas la première fois que l’on évoque la déstabilisation du pouvoir militaire entre les mains d’Abdel Fattah Burhan.

Faut-il donner plus de crédit à ce que le régime militaire de Khartoum annonce?
La question mérite d’être posée à l’heure où le pays est dans une transition des plus délicates.
En tout cas, les voisins du Soudan tentent de dégager un terrain d’entente entre les forces en présence.
Il en va ainsi de la médiation éthiopienne  qui annonçait dans la nuit de mardi, depuis Khartoum, une reprise prochaine des négociations entre l’Alliance pour la liberté et le changement et le Conseil militaire de transition.

Les négociations seraient de retour, c’est ce qu’est venu annoncer Mahmoud Drir, le médiateur éthiopien.
Selon lui, le Conseil militaire aurait accepté de libérer les prisonniers politiques.

De son côté, l’opposition soudanaise se serait engagée à mettre fin à la désobéissance civile qui en était à son 3e jour. Une chose de réalisée mercredi. Mais il faut croire que l’opposition ne présente pas un front uni… Sauf lorsqu’il a été décidé de geler l’activité dans le pays.

Du côté des forces de l’opposition tout retour aux négociations avec le Conseil militaire est reporté sine die. A moins que la junte décide de mettre fin aux apparences militaires dans la capitale, rétablit la connexion internet ou encore met sur pieds une commission d’enquête internationale et impartiale au sujet des violences de la semaine dernière qui ont fait plus d’une centaine de morts.


Dur réveil au Darfour:

Loin de Khartoum, la tension est toujours palpable depuis que neuf personnes ont été tuées lundi 10 juin par des miliciens dans un village au Darfour (ouest), région meurtrie depuis 2003 par une guerre civile.

Ce « massacre » de plus a eu lieu dans le village d’Al-Dalij dans l’Etat du Darfour-Centre, a précisé sur sa page Facebook le comité de médecins qui tient pour responsable les milices janjawids, accusées d’atrocités dans la région.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné fermement mardi soir la violence au Soudan et appelé les militaires au pouvoir et le mouvement de contestation à œuvrer pour trouver une issue à la crise.
Dans un communiqué, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont demandé la fin immédiate des violences contre les civils et souligné l’importance du respect des droits humains.

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