Racisme en Inde : les Africains ne décolèrent pas…

Racisme en Inde : les Africains ne décolèrent pas…
Pour protester contre un énième crime raciste dont a été victime un jeune congolais, les diplomates africains en Inde avaient menacé de ne pas prendre part, jeudi 26 mai, aux célébrations de l’Africa Day organisées par le conseil indien pour les relations culturelles. Avant de se raviser. Le boycott, évité de justesse, pour ne pas envenimer les choses. Surtout que New Delhi se trouve dans l’embarras face à la multiplication des violences racistes dans les grandes métropoles du pays. L’assassinat du Congolais par lapidation, survenu dans la nuit du vendredi 20 mai, est le dernier d’une série d’agressions contre les ressortissants africains en Inde depuis plusieurs mois. Agé de 29 ans, le jeune homme, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), enseignait le français dans une école de langues à New Delhi, tout en poursuivant des études en informatique.
Les policiers qui mènent l’enquête soulignent que le meurtre du Congolais n’aurait aucune connotation raciale. Toutefois les attaques contre les ressortissants africains sont fréquentes en Inde. Ils subissent régulièrement des insultes ouvertement racistes qui dégénèrent rapidement en violences physiques. En janvier dernier, à Bangalore, une étudiante tanzanienne de 21 ans a été extirpée de sa voiture en même temps que ses trois compagnons, par une foule en colère suite à un accident mortel impliquant un conducteur soudanais. La voiture de la jeune fille a été incendiée et celle-ci et ses amis ont été roués de coups avant l’arrivée de la police.

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