Radioscopie du bilan de l'athlétisme marocain aux mondiaux d'athlétisme: La face cachée !
Radioscopie du bilan de l'athlétisme marocain aux mondiaux d'athlétisme: La face cachée !

Le bilan de l’athlétisme marocain aux championnats du monde d’athlétisme depuis la première édition de Helsinki en 1983 jusqu’à l’édition précédente de Londres en 2017 est mitigé pour ne pas dire rachitique.

Par médailles, l’athlétisme marocain se contente de 29 médailles dont 10 d’or, 12 d’argent et 7 de bronze sur seize éditions.
Par points, le Maroc occupe au classement général la 21ème place avec 385 points : 14ème chez les hommes et 32ème chez les femmes.
Cependant, les hommes du passé et du passif ont toujours tendance à comparer l’incomparable voire à fabriquer de toutes pièces des exploits en raisonnant d’une manière spécieuse.
C’est le fait de parler d’un pseudo palmarès glorieux dans le passé en faisant de quelques exploits individuels l’arbre qui cachait la forêt de la crise structurelle de l’athlétisme dont la stratégie était fondée sur un système frelaté.
Preuve en est-il que le problème de la relève s’est posé avec acuité lors de la dernière décennie.

Entre 1995 et 2005, l’athlétisme marocain s’était distinguée par une moisson importante de médailles mais le classement par points lors de la même période était d’édition en édition en régression.
Pourtant, le nombre d’athlètes augmentait d’une manière exponentielle.
Ce qui explique incontestablement que l’absence d’une politique saine pour garantir la relève.
Du 800 m au marathon, le nombre de médailles d’or ne dépasse guère huit médailles : 4 de Hicham El Guerrouj au 1500 m, 2 de Jaouad Gharib au marathon et 1 pour Saïd Aouita au 5000 m voire 1 pour Salah Hissou sur la même distance.
Jamais de l’or sur le 800m , 3000m Steeple-chase et sur le 10.000m.
Squelettique le bilan de l’athlétisme marocain car sur les autres épreuves dont les concours, l’athlétisme marocain est quasiment absent du podium de plus de 70 p.c du programme des championnats du monde d’athlétisme depuis la première édition.

Voilà de quoi réfuter les faux arguments de ceux qui ont hissé un certain temps l’athlétisme marocain à la plus haute marche du podium du dopage!
Aujourd’hui, le système adopté par la FRMA n’est assez fort mais on parvient à produire une nouvelle génération d’athlètes.
Un système qu’il faut optimiser et qui est propre car les athlètes d’aujourd’hui sont hyper contrôlés par L’IAAF et par la FRMA, la seule fédération sportive au Maroc qui a son programme national antidopage.
Et on a vu la semaine dernière au congrès de l’IAAF, la récompense du président de la Fédération Royale Marocaine d’Athlétisme, Abdessalem Ahizoune, qui a reçu en grandes pompes la Plaque de Mérite pour avoir assaini et restructuré l’athlétisme sur des bases saines grâce au soutien du Roi Mohammed VI. Car si l’athlétisme marocain était resté entre les mains des dopeurs, le Maroc serait rayé de la carte mondiale de l’athlétisme à l’instar de la Russie.

De Notre envoyé spécial à Doha : Yahya Saïdi.

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