Réchauffement climatique: Les perturbations océaniques évaluées par le GIEC
Réchauffement climatique: Les perturbations océaniques évaluées par le GIEC

Le dernier rapport du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) souligne l’urgence d’une action résolue, rapide, coordonnée et durable afin d’endiguer des changements durables et sans précédent de l’océan et de la cryosphère.

Le rapport montre les bénéfices d’une adaptation ambitieuse et efficace au service du développement durable et, inversement, la croissance exponentielle des coûts et les risques d’une action tardive.
L’objectif de ce rapport spécial sur l’océan et la cryosphère est de faire un état des lieux de la connaissance des processus physiques et des impacts du changement climatique sur les écosystèmes océaniques, côtiers, polaires et d’altitude.
Il évalue aussi les conséquences sur les communautés humaines, comment les services rendus par ces milieux sont affectés, et les options d’adaptation à ces changements.

L’océan est au cœur du système climatique. La quantité de chaleur qu’il peut stocker est très élevée.
Cette inertie de l’océan en fait un gardien des équilibres thermiques de la planète et une source majeure de variations lentes du climat, de la saison au millénaire.
L’océan stocke également une très grande quantité de carbone – environ 38.000 gigatonnes (Gt), soit 16 fois plus que l’ensemble des plantes terrestres et des sols, et environ 60 fois plus que l’atmosphère.

La cryosphère se compose de glace et de neige sous différentes formes: la glace de mer (flottant sur l’océan et formée d’eau de mer gelée), les glaciers terrestres, les deux calottes glaciaires (Groenland et Antarctique), le pergélisol (du sol gelé en permanence), la neige saisonnière sur les continents, et les lacs et rivières gelés.
La cryosphère fait partie du cycle de l’eau et du carbone et influence le climat de nombreuses façons.

La vie des humains, des animaux et de la biosphère est étroitement liée à l’océan et à la cryosphère.
De nombreuses mégapoles du monde, dont Tokyo, Bangkok et New York, sont situées en bord de mer et, en 2010, environ 30 % des humains vivait à moins de 100 kilomètres de l’océan.
Environ 10 % des habitants de la planète habite en haute montagne, tandis qu’environ 4 millions de personnes, dont des peuples autochtones, vivent autour de l’Arctique.

Aujourd’hui, sur les 40 milliards de tonnes de CO2 émises chaque année par l’activité humaine, moins de 50 % restent dans l’atmosphère.
Le reste est absorbé en parts à peu près égales par la végétation terrestre et par l’océan. Sans ces deux « puits » de carbone, le réchauffement planétaire serait déjà bien supérieur à 1 °C (par rapport à l’ère préindustrielle).
Grâce à son énorme capacité calorifique, l’océan absorbe plus de 90% de la chaleur supplémentaire générée par le réchauffement climatique.
Bien qu’ils soient bénéfiques à certains égards, ces deux services de régulation océaniques ont d’autres conséquences négatives, comme la montée du niveau des mers ou l’acidification de l’océan.

L’océan et la cryosphère fournissent également des ressources, notamment en nourriture, en eau et en énergie.
La pêche constitue une source alimentaire essentielle, le poisson et les mollusques et crustacés représentant plus de 50% des protéines animales consommées dans de nombreux pays en développement.
L’appétit pour les ressources marines a triplé depuis les années 1970.
La biodiversité océanique est foisonnante, par exemple dans les écosystèmes des récifs coralliens. Les algues unicellulaires microscopiques appelées phytoplancton forment la base de la plupart des réseaux alimentaires marins et sont consommées par des animaux microscopiques appelés zooplancton.
Au sommet de cette chaîne se trouvent des mammifères marins, comme les phoques et les requins.
La diversité des espèces maintient les fonctions des écosystèmes, mais chaque écosystème a ses propres organismes clés en jeu.
Pour les récifs coralliens, il s’agit, outre les coraux, des algues, des vers, des mollusques, des éponges, des oursins et des poissons.

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