Recherche appliquée promue par l’IRESEN : L’énergie renouvelable en réseau

L’Institut de Recherche en Energie Solaire et Energies Nouvelles (IRESEN) met la main à la poche pour booster la recherche appliquée dans le domaine des énergies renouvelables. Des appels à projets sont lancés et des actions en réseau sont menées pour garantir l’essor technologique local.

Comment permettre au pays de s’approprier le know-how nécessaire à l’émergence de solutions industrielles locales liées aux énergies renouvelables ? A l’IRESEN, on ne cultive point de mystère. Pour assurer le « déverrouillage » technologique, il faut d’abord garantir le financement de la recherche appliquée. Ainsi, un financement pouvant atteindre 5 MDH pour chaque projet et consortium est garanti par l’institution. La preuve, depuis 2012, l’IRESEN a lancé 8 appels à projets dans les thématiques du solaire thermique, du photovoltaïque, de l’éolien et de la biomasse en mobilisant une enveloppe budgétaire de plus de 150 MDH et en sélectionnant 33 projets innovants portés par des consortiums alliant universités et entreprises. On comprend dès lors comment une dynamique vertueuse a pu s’installer au sein de la communauté des chercheurs et étudiants dans le domaine des énergies renouvelables au Maroc. En effet, le nombre de projets soumis aux appels ad hoc augmente chaque année en impliquant de plus en plus de chercheurs et d’entreprises marocaines et étrangères. Ainsi, 4 ans après le démarrage de l’IRESEN, la barre de 200 MDH sera franchie en 2015. Voilà donc pour une institution dédiée à la formation du capital humain à travers le soutien financier des travaux de recherche de plus de 280 doctorants, étudiants en master et ingénieurs sous l’encadrement de plus de 120 Enseignants-chercheurs marocains. En somme, il s’agit d’un réseau universitaire et industriel constituant une réelle force de frappe pour inventer et innover dans le domaine des énergies renouvelables et permettra de positionner effectivement le Maroc comme hub technologique au niveau régional. Et ce n’est pas que des vœux pieux ! En effet, l’appel à projet INNOTHERM 1, lancé en 2012, a permis la formation d’un consortium autour du projet CHAMS intégrant aussi bien l’équipe « Energétique et Energies renouvelables » de l’Ecole Nationale supérieure d’Arts et Métiers de Meknès, que la société INTER TRIDIM, spécialisée dans la construction métallique (Maroc) et le bureau d’études AQYLON (France). L’objectif étant de développer le premier champ solaire à concentration marocain de type Fresnel. Ce projet de R&D a été couronné par la réalisation de la première installation préindustrielle à concentration sur la plateforme de test, de recherche et de formation Green Energy Park à Benguérir. À moyen terme, ce projet vise également l’exploitation du champ solaire dans diverses applications telles que la climatisation solaire. Le prototype en instance de validation permettra de concevoir un champ solaire à faible coût (moins de 1500 Dh/m2 contre un prix moyen variant entre 2500 et 3500 Dh/m²). ‘’COLDSUN’’ fait aussi partie des projets financés par l’Institut dans le cadre de l’appel à projet INNOTHERM III. Il permettra au même consortium de réaliser, dans deux ans, la première centrale solaire thermodynamique à caractère industriel de type similaire d’une puissance de 300 KW destinée spécialement à la climatisation. L’objet de l’étude est non seulement de dépasser les verrous technologiques, mais surtout de parvenir à concevoir une technologie solaire assimilable par le tissu industriel marocain. Et il en va de même pour l’unité de dessalement mobile et modulaire couplée à l’énergie solaire dans le cadre de « l’Inno-Therm » 1 et 2. L’installation a été fournie et installée par un consortium dénommé Aquasolar Maroc constitué des Centre National de l’Energie, des Sciences et Techniques Nucléaires, la Faculté des Sciences et Techniques, Errachidia – Université My Ismail Meknes, la Faculté des Sciences Ben M’sik, Université Hassan II  Mohammedia-Casablanca, LSA INDUSTRIES, Tubes et Profils, FIMME et Plateforme Solaire d’Almeria PSA. Grâce aux résultats récoltés, il sera désormais possible de mettre en place des stations mobiles en container ou en shelter dans le but de répondre de façon rapide et efficace aux besoins en eau potable. Qui dit mieux !

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