Reconstitution du couvert végétal: Le grand rattrapage

Selon M. Karouk, « les impacts du réchauffement climatiques ont été ressentis au Maroc au niveau du cycle hydrique (ou cycle de l’eau) ». Ce phénomène qui a concerné l’ensemble de la planète n’a pas épargné notre pays. « Nous avons constaté que les eaux sont devenues de plus en plus rares depuis les années 1970 parce qu’il y avait une phase de sécheresse », ajoute-t-il. Si l’on veut rétablir l’équilibre de ce cycle, il faut agir positivement sur le couple sol-plante. Ce couple à l’origine de la vie et au cœur des différents processus et cycles qui la régissent, dont les mécanismes font preuve d’une grande résilience, et d’un « génie » particulièrement efficient pour mobiliser et valoriser les ressources vitales. Ayant pris consciente de l’importance de la préservation des sols et du couvert végétal, le Maroc essaye tant bien que mal de se rattraper à ce niveau. Entre 1970 (année de lancement du premier Plan national de reboisement (PNR)) et 2000, le bilan reste peu rassurant. Seuls 540.000 ha ont été reboisés. Et depuis les opérations de reboisement se sont multipliées sans pour autant arriver aux objectifs fixés. Le manque de moyens financiers a toujours constitué un frein à la réalisation des programmes tracés. Selon les statistiques officielles, en 2006, « la superficie forestière est évaluée à 9,7 millions ha ». « Si l’on considère uniquement la superficie des formations forestières (non compris l’alfa) qui est de près de 6.4 M ha, le taux moyen de boisement du pays est de l’ordre de 9%, ce qui est en deçà du taux optimal (15 à 20%) nécessaire à l’équilibre écologique environnemental », précise un rapport sur le  « Plan national d’aménagement des bassins versants (PNABV) » réalisé par le ministère de tutelle.

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