Reconstruction de l’Irak: Ironie de l’Histoire, ca démarre au Koweït!

Reconstruction de l’Irak: Ironie de l’Histoire, ca démarre au Koweït!

L’Histoire joue de ces tours… En effet, ce lundi 12 février, c’est au Koweït, pays occupé par les troupes de Saddam Hussein avant d’être libéré par une coalition internationale conduite par les USA qui allaient occuper plus tard Bagdad, que la conférence sur la reconstruction de l’Irak démarre pour une durée de trois jours. Bagdad compte sur les bailleurs internationaux, mais aussi le secteur privé pour se relever de trois années d’occupation djihadiste. Il y a deux mois l’Irak annonçait la fin de l’occupation par le groupe Etat islamique, qui a contrôlé depuis 2014 jusqu’à un tiers du pays. Un pays ravagé depuis les années 1980 par les guerres à répétition, et qui a dû subir un long embargo après l’invasion du Koweït. Un pays qu’il faut maintenant reconstruire : cela coûtera 100 milliards de dollars, a annoncé fin janvier le Premier ministre irakien au forum de Davos, ajoutant que l’Irak ne pouvait pas gérer la reconstruction avec son seul budget, grevé par la baisse des cours du brut et l’effort de guerre.

Les responsables irakiens vont donc présenter cet immense chantier à partir d’aujourd’hui à Koweït : 157 projets pour lesquels ils sollicitent un financement. Il faut reconstruire plus de 26 000 habitations, investir dans les industries pétrolières et pétrochimiques, dans l’agriculture. Les projets les plus chers : deux lignes de chemin de fer, Bagdad-Bassorah et Bagdad-Mossoul, ainsi qu’un métro pour la capitale.

Ce lundi, les organisations internationales ont la parole, mardi ce sera le secteur privé, mercredi, les Etats participants annonceront leurs contributions financières. En attendant l’argent des bailleurs internationaux et du secteur privé nécessaire à la reconstruction du pays, la population vit toujours au milieu des ruines. En tout cas, pour attirer les investisseurs privés, une plateforme de données censée garantir la transparence de la reconstruction a été mise en place. Car le pays en proie à non seulement à une instabilité politique, mais est aussi gangréné par la corruption à tous les étages. Le pari sera-t-il pour autant gagné par Bagdad ?

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.