Réforme de l’enseignement Le MUR va droit au… clash avec les siens ! 
Réforme de l’enseignement Le MUR va droit au… clash avec les siens ! 

Le Mouvement unicité et réforme (MUR), reste intraitable. Ainsi, la matrice idéologique du PJD, formation à la tête de l’Exécutif, vient de condamner l’adoption, en commission parlementaire, du projet de loi 51.17 relatif à la réforme de l’éducation et qui permet l’apprentissage des matières scientifiques et techniques en langues étrangères.

Abderrahim Cheikhi qui dirige le mouvement affiche ainsi son désaccord avec Saad Eddine El Othmani, patron de l’Exécutif, qui avait appelé les élus du PJD à ne pas bloquer le texte lors de son passage en commission.

Pour rappel, si les élus « islamistes » se sont abstenus, en majorité, deux ont voté contre. Il s’agit de Abouzaid Al Mokrie Idrissi et Mohamed El Othmani qui ont ainsi fait fi de la consigne du parti. Ce qui ne manquera pas d’avoir des répercussions… Surtout que l’ancien chef du PJD et ex-Premier ministre Abdelilah Benkirane avait fait de ce dossier un cheval de Troie pour semer la zizanie dans les rangs des « islamistes » du PJD.

« Le recours aux langues étrangères comme langues d’apprentissage est un choix anti-constitutionnel », a dénoncé ce mouvement dans un communiqué officiel tout en affirmant son « refus de toutes les mesures qui touchent la place des langues officielles, l’arabe et l’amazigh ».
Le MUR, poursuit le communiqué, « condamne l’usage d’une langue étrangère comme langue d’enseignement » et désapprouve « l’insistance sur la généralisation de l’enseignement de la langue française à toutes les matières et à tous les cycles ».
 Le mouvement, que dirige a conclu en soulignant la « gravité de l’étape » et en appelant le gouvernement et les partis politiques à assumer « leurs responsabilités historiques lors de la prochaine année législative ».
Le MUR entend ainsi signifier au gouvernement et à la majorité qu’il ne faut pas chanter victoire car, notent les observateurs, ce texte de projet de loi doit encore passer un.
Le projet de loi-cadre adopté à la majorité des voix par la commission permanente de l’Education, de la culture et de la communication, est toujours dans le circuit législatif puisqu’il est attendu à partir d’octobre prochain pour un examen final au sein de la Chambre des conseillers.

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