Réfugiés Palestiniens survoltés au Liban Une loi libanaise dans le viseur
Réfugiés Palestiniens survoltés au Liban: Une loi libanaise dans le viseur

Les camps palestiniens autour de la capitale et au Sud (Aïn el-Héloué et Rachidiyé) bouillonnent depuis que le ministre libanais en charge du Travail a voulu appliquer une loi qui gomme pour cette partie de la population la qualité de réfugiés.
Un service rendu au plan de paix US qui occulte totalement le droit au retour des Palestiniens sur leur terre et prévoit leur implantation dans les pays d’accueil.

Depuis plusieurs jours, protestations et sit-in des réfugiés palestiniens dans la plupart des camps du Liban, se suivent en réaction à la décision du ministre du Travail de soumettre à la loi la main-d’œuvre étrangère, y compris palestinienne.

La décision d’Abousleiman, membre du bloc de la République forte (FL), s’inscrirait, assure des observateurs, dans le cadre d’un plan ourdi par les Américains et leurs alliés dans la région pour punir les Palestiniens et les Libanais à cause de leur refus de participer à la conférence de Bahreïn et de leur rejet du «  deal du siècle ».
Comme il pourrait également s’agir, ajoutent d’autres analystes, de pousser un plus grand nombre de réfugiés palestiniens installés au Liban à l’exil loin de la région, pour qu’ils oublient définitivement toute idée de retour en Palestine.

Devant l’exacerbation des passions et la poussé de fièvre politique engendrée par l’actuel ministre libanais du Travail, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a envoyé un émissaire spécial au Liban. Objectif: calmer les esprits et éviter tout débordement. Et c’est à l’aune de ce déplacement impromptu qu’il faudra lire la petite phrase du président de la Chambre, Nabih Berry, sur le fait que le dossier des conditions pour le travail des réfugiés palestiniens au Liban est clos, suivie de la déclaration du Premier ministre sur la volonté de soumettre cette question au Conseil des ministres.

Les esprits se calmeront-ils pour autant ?
Le contexte géopolitique et diplomatique est des plus inflammables. Voilà pourquoi on s’empresse, de part et d’autre, de calmer les esprits échaudés par tout ce qui se trame autour de la question palestinienne depuis que D. Trump a choisi de jouer franco la carte israélienne en consacrant Al-Qods comme capitale éternelle de l’entité sioniste.

Certes, les Palestiniens ne sont pas à une révision près de leur statut au Liban.
En 2010, sous la présidence de Michel Sleiman, un décret avait été publié excluant les réfugiés palestiniens inscrits dans les registres de la Direction des affaires politiques et des réfugiés au ministère de l’Intérieur des frais du permis de travail accordé par le ministère concerné. Le ministre Sejean Azzi leur avait interdit pour sa part de pratiquer certains métiers, en 2014. Mais le contexte d’aujourd’hui diffère.

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