Regain de tension dans le Nord syrien: La coalition bombarde Al-Bab, fief turc…
Regain de tension dans le Nord syrien: La coalition bombarde Al-Bab, fief turc…

Alors que l’armée arabe syrienne tente de reprendre position dans les régions d’Alep à partir desquelles un pilonnage des civils est opéré, la tension monte d’un cran dans la zone nord.
Un raid imputé à la coalition aurait visé Al-Bab, localité occupée par l’armée turque et ses supplétifs.
Un nouveau clash entre Ankara et Washington n’est pas à exclure… Alors que la Défense russe évoque la possibilité du recours des djihadistes aux armes chimiques.

Des avions militaires, qui pourraient, selon des données non confirmées, appartenir à la coalition internationale, ont bombardé lundi 25 novembre les environs de la ville syrienne d’Al-Bab, dans le nord du pays, annonce la radio Sham FM.
Cette ville, actuellement sous contrôle des forces pro-turques, a été visée par plusieurs frappes de missiles.

Pour sa part, la chaîne libanaise al-Mayadeen fait état de sept frappes aériennes portées par une aviation «non identifiée» contre le nord-est du gouvernorat d’Alep, zone dans laquelle se trouve Al-Bab.
«Des avions non identifiés ont bombardé des sites de raffinage de pétrole», indique la chaîne.

Les États-Unis qui ont opté pour un retrait de la Syrie se sont vite ravisés en décidant du maintien de leurs soldats dans les régions pétrolifères de l’est syrien pour aider leurs alliés Kurdes.

Les attaques des forces américaines contre Daech ont repris le 22 novembre dans le nord de la Syrie a annoncé la coalition internationale sur le site Inherent Resolve.
Epaulés par des centaines de Kurdes, les Américains ont mené une nouvelle opération militaire «d’envergure» contre Daech dans le gouvernorat syrien de Deir-ez-Zor, a annoncé la coalition internationale.
Une opération qui a permis de tuer ou blesser «de nombreux» membres de Daech et de capturer plusieurs dizaines de terroristes.

D’après le journal New York Times qui s’appuie sur des sources militaires, le général Kenneth McKenzie, chef de l’US Central Command (CENTCOM) a déclaré samedi 23 novembre lors d’une conférence à Bahreïn que dans les « prochains jours et semaines, notre lutte contre les restes de Daech reprendra son rythme ».

Selon le général, les 500 soldats qu’il commande opéreront à l’est de l’Euphrate.
À la question de savoir jusqu’à quand les soldats américains resteraient dans le nord de la Syrie, il aurait répondu qu’ils n’avaient pas de date butoir.
Cette situation des plus instable n’est pas pour plaire à la Russie, principal allié de Damas, qui cherche à pacifier la région et à faire aboutir le dialogue inter-syrien engagé sous la houlette des Nations Unies.
Voilà pourquoi Moscou alerte quant à la propension des djihadistes à vouloir simuler une attaque chimique dans le gouvernorat d’Idleb.
Selon le ministère russe de la Défense, les terroristes de Hayat Tahrir Al-Cham (issus de l’ancien Front Al-Nosra), avec l’appui de l’organisation Casques blancs, préparent des provocations en mettant en scène des frappes aériennes et l’utilisation d’armes chimiques à Idlib.
Selon lui, en se référant aux habitants de la localité de Sarmada, située à 30 kilomètres au nord-est de la ville d’Idlib, des inconnus avec un convoi de trois camions transportant des citernes de substances chimiques sont arrivés dans la ville début novembre.
Le ministère russe indique qu’un équipement vidéo professionnel ainsi que des fragments de munitions aériennes et d’artillerie estampillées comme étant russes ou soviétiques se trouvaient à bord d’un de ses véhicules.

La Défense russe affirme par ailleurs que les informations concernant la provocation en cours de préparation par les terroristes sous le commandement d’Abou Malek, ancien chef du Front al-Nosra, ont été confirmées par plusieurs sources.

Selon les militaires russes, les terroristes sélectionnent des locaux pour participer au tournage, en montrant des dégâts causés par des frappes aériennes et un usage de substances chimiques.
«Les fausses vidéos de sites civils supposément détruits dans des frappes aériennes et d’artillerie ainsi que des armes chimiques qui auraient été utilisées dans le gouvernorat d’Idlib devaient être postées sur les réseaux sociaux et présentées comme des preuves des crimes commis par le gouvernement syrien et de l’aviation russe contre les civils», a indiqué le ministère.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.