Réislamisation des mosquées et des colonies: Le PJD embrigade toujours…

Chronique: Faut-il y croire?
Chronique: Faut-il y croire?

Le PJD qui vient, une fois de plus, de démontrer combien il reste emmitouflé dans son carcan passéiste, le récent débat qui a accompagné l’adoption de la réforme de l’enseignement faisant foi, persiste dans sa démarche de prêchi-prêcha qui n’engendre que des catastrophes ambulantes.

Deux séquences distinctes confirment la vocation première du PJD dont l’irrigation idéologique se fait via son bras de la daâwa, le Mouvement unicité et réforme.

La première a mis aux prises des élus du parti islamiste au ministère de la Jeunesse et des sports à propos du choix d’une école devant accueillir, du côté de Oued Laou, 250 enfants dans le cadre de colonies de vacances supervisées par l’Association « Arrisala pour l’éducation et l’estivage ». Car ledit département a refusé d’autoriser une telle action au motif que ledit établissement scolaire de 4 étages, pompeusement appelé « Al Manahil Al Haditha », ne se prête pas à pareil projet. Puisqu’il ne dispose pas des « infrastructures sanitaires et sécuritaires » ad hoc.
Un raisonnement que les élus du PJD ont rejeté au motif que Rachid Talbi Alami, considéré comme un farouche adversaire politique, est derrière l’interdiction. Autrement dit, le refus est d’ordre politique et non pas technique.
Les loups du parti de la lampe jugent la démarche du ministre éminemment politique et donc foncièrement « décevante » pour eux, voire « méprisante », dénoncent-ils.
En d’autres termes, R.T. Alami aurait du se coucher devant l’offensive du PJD qui ne fait pas qu’encadrer les enfants en estivage.
Le ministre a-t-il raison d’y voir de «l’embrigadement» pur et dur déployé par nos islamistes dits modérés ?

Pour y voir plus clair, la deuxième séquence est plus parlante en ce sens qu’elle provient, elle, tout droit du ministère des Habous et des affaires islamiques.
Ce dernier étant à l’origine d’un clash que bien des médias ont répercuté sur une prétendue exploitation de quelques lieux de cultes par le PJD.
On signale que le département d’Ahmed Taoufiq a décidé d’interdire la collecte d’argent au pied des mosquées devant permettre aux structures parallèles du PJD de financer des actions d’assistance et de bienfaisance.
Le PJD récuse la neutralité du ministère qui, du coup, se trouve directement accusé de servir des intérêts politiques qui vont à l’encontre de la formation de la lampe.
Faut-il s’inquiéter de ces réactions épidermiques du PJD ?
La question mérite d’être soulevée à l’heure où le Maroc est mobilisé au niveau des divers points d’entrée au pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Faut-il y voire un quelconque rapport de causalité ? Là aussi, il est difficile de pouvoir trancher.

Une chose est sûre, cependant. Le PJD qui reste porté sur la gesticulation et l’agitation fait dans la propagande pour sa propre paroisse. Et c’est la raison pour laquelle ils choisissent des cibles déterminées pour déverser leur fiel.
L’Intérieur n’aura pas échappé aux coups de bélier des élus et de bien des ministres du PJD. Histoire de rappeler aux uns et aux autres là où réside la force. Oubliant au passage que « la légitimité » que confèrent les urnes à nos barbus n’est pas si écrasante qu’ils laissent entendre. Il n’y a qu’à se remémorer le faible taux de participation aux diverses épreuves votatives pour s’en convaincre.

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