Répression des féministes en Arabie Saoudite : Washington somme Riyad de relaxer des Américains

Répression des féministes en Arabie Saoudite : Washington somme Riyad de relaxer des Américains
Répression des féministes en Arabie Saoudite : Washington somme Riyad de relaxer des Américains

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a affirmé mercredi avoir pressé l’Arabie saoudite de libérer des citoyens américains détenus lors d’une campagne de répression contre des militants des droits des femmes dans le royaume. M. Pompeo, qui d’ordinaire se montre prudent lorsqu’il fait part d’inquiétudes liées à l’Arabie, pays allié de l’administration Trump, a dit avoir personnellement parlé avec des responsables saoudiens « de chaque Américain dont nous savons qu’il a été arrêté à tort ».

 « Nous les avons exhortés à prendre une meilleure décision, en disant que ces gens devaient être relâchés », a dit M. Pompeo devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

 « Cela n’est pas cohérent avec la relation entre nos deux pays. Nous ne pensons pas non plus que ce soit dans l’intérêt des Saoudiens de faire cela », a-t-il ajouté.

M. Pompeo a refusé d’identifier les citoyens US détenus en Arabie saoudite, mais il a été interrogé à propos de Salah al-Haidar par le sénateur démocrate Tim Kaine. Des militants ont indiqué que l’autre Américano-Saoudien à être détenu était l’écrivain et médecin Bader al-Ibrahim.

Selon l’organisation ALQST, basée à Londres, cette campagne de répression est liée au soutien des personnes arrêtées à des militantes des droits des femmes dont le procès est en cours.

Salah al-Haidar est le fils d’Aziza al-Youssef, une militante arrêtée il y a près d’un an et récemment libérée provisoirement aux côtés de deux autres militantes. Leur procès, très suivi, n’est toutefois pas terminé et huit autres militantes sont toujours détenues.

Ces femmes sont jugées depuis la mi-mars par une cour pénale à Ryad sur la base d’accusations de contacts avec des médias étrangers, des diplomates et des organisations de défense des droits humains. Elles avaient notamment milité pour le droit des femmes à conduire et demandé la levée du système de tutelle, qui oblige les femmes à obtenir la permission d’un parent masculin pour de nombreuses démarches.

Certaines des détenues disent avoir été victimes de torture et d’abus sexuels, ce que le gouvernement saoudien nie.

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