Répression en Guinée: La « chasse aux sorcières » commence
Répression en Guinée: La « chasse aux sorcières » commence

Le procès des membres du FNDC arrêtés ce weekend à Conakry avant des manifestations et de deux autres personnes a débuté mercredi 16 octobre.
De lourdes charges pèsent sur eux : «manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique et à occasionner des troubles à l’ordre public».

Un imposant dispositif policier a été déployée devant le tribunal qui accueillait les manifestants arrêtés par la police en marge des marches de protestation contre un troisième mandat supposé être convoité par le Président en exercice Alpha Condé.

À la barre, Abdourahamane Sanoh, coordinateur national, lit une déclaration du FNDC appelant les citoyens à manifester, les entreprises à fermer boutique.
Les questions du président portent essentiellement sur ce texte : qui l’a écrit ? Pourquoi ?
Tous plaident « non coupable » et réaffirment leur volonté de lutter contre un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé.
Dans une ambiance parfois houleuse, les prévenus lancent un dernier « amoulanfé » (« ça ne passera pas » en langue Soussou), le cri de ralliement du FNDC.
« Ce n’est pas tribune politique ! », s’insurge le procureur qui demande le renvoi du procès. Le président accède à la demande. La prochaine audience est fixée à vendredi.

Renvoyé au 18 également, le procès d’Elie Kamano et une vingtaine d’autres poursuivis pour « participation délictueuse à un attroupement ».
Un renvoi à Mamou où plusieurs dizaines de prévenus comparaissaient pour des faits similaires.

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