Révision de la Constitution en Algérie: A.Tebboune sur les traces de A. Bouteflika
Révision de la Constitution en Algérie: A.Tebboune sur les traces de A. Bouteflika

En proie à un Hirak qui ne désarme pas, le système algérien persiste à manœuvrer au lieu de céder aux revendications populaires exprimées lors des manifestations organisées chaque mardi et vendredi.
La dernière entourloupette trouvée consiste donc en la composition d’une commission chargée de réviser la Constitution.
La commission devra remettre, annonce-t-on mercredi, ses propositions au président Abdelmadjid Tebboune.

Le chef de l’Etat algérien s’en tient à la feuille de route qui lui a été tracée par le système. Et l’un de ses chapitres a trait à la révision de la Constitution déjà promise par A. Tebboune lors de son élection à la magistrature suprême.
Le Président par défaut qui veut réformer la Constitution à valider par référendum cherche donc à «répondre à l’une des principales revendications du mouvement» de protestation, comme le laisse entendre un communiqué officiel.

Ainsi, 17 personnes, dont une majorité de professeurs de droit, devra boucler dans un délai de deux mois le dossier, remettre ses propositions à la Présidence qui enclenchera ensuite des consultations avec des acteurs politiques et la société civile, avant que le texte ne soit présenté au Parlement pour être adopté, puis soumis au peuple via un referendum.
Via cette réforme, A. Tebboune cible sept priorités qui visent entre autres à renforcer les droits et libertés, moraliser la vie publique et lutter contre la corruption et garantir la séparation et l’équilibre des pouvoirs.

Les Algériens ne sont pas dupes face à ce processus qui cherche à «gagner du temps» pour mieux siphonner la colère des citoyens contre le système et ses hommes-lige.
La mémoire du peuple algérien n’est pas courte, comme le pensent les Spin Doctors du système. Il savent que sous l’ère Bouteflika, soit depuis 1999, la Constitution avait été modifiée pas moins de trois fois. Et pour quel résultat ?
À l’échec socio-politique, le système en pleine déliquescence endure aussi une faillite politique qui laisse libre cours à une contestation populaire qui est tout sauf «politiquement encadrée».
Une constitution réformée est-elle à même de résoudre la pénible équation dont les termes oscillent entre désaffection de masse et défiance totale ?

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