Richesses hydriques en Méditerranée: Plus qu’un livre blanc…

Richesses hydriques en Méditerranée: Plus qu’un livre blanc…
La « plateforme méditerranéenne des connaissances sur l’eau » propose aux États méditerranéens des outils d’aide à la décision prenant en compte les ressources en eau au niveau de la région méditerranéenne dans son ensemble. Le dossier mobilise un budget de près de 10 M€. Il est composé de deux sous-projets complémentaires, l’établissement de systèmes d’information nationaux et la préparation d’un livre blanc méditerranéen sur l’eau.
Le volet « systèmes d’information » de la plateforme est coordonné par l’Office International de l’Eau qui accompagne les pays du sud dans la mise en place des SNIE ( Systèmes nationaux d’Information sur l’eau). « Il s’agit de les aider à créer des bases de données liées à la problématique de l’eau, composées d’éléments comparables » précise Eric Mino, directeur de l’unité technique du Semide ( Système Euro-Méditerranéen d’Information sur les savoir-faire dans le Domaine de l’Eau ). « Actuellement, ces bases existent, mais dispersées dans diverses institutions. Les SNIE doivent permettre le partage de toutes ces informations par les différentes institutions d’un pays, à partir d’un intranet ». Des organismes extérieurs, éventuellement le grand public, pourront également accéder à ces informations.
Après trois années de travail, le SNIE de la Tunisie sera opérationnel début 2017. Ceux de la Jordanie et du Maroc quelques mois plus tard. Le Liban y travaille. D’autres pays devraient suivre.
La plateforme nourrira également le futur livre blanc sur les ressources en eau en Méditerranée, véritable bible détaillant les ressources disponibles, les besoins environnementaux, les usages. Cet outil de planification rédigé sous la houlette de l’Institut Méditerranéen de l’Eau et du Semide s’inspire du travail déjà réalisé par le Rmob (Réseau Méditerranéen des Organisations de Bassin) en Espagne.
Le document identifiera les principaux indicateurs en matière d’eau de la Jordanie, du Liban, du Maroc et la Tunisie. « Il s’agit de dresser un constat de l’état de chaque pays » précise Eric Mino. Cette première phase s’achèvera en 2017. Dans un second temps, le livre blanc proposera des programmes d’action prenant en compte le changement climatique. Les États, mais aussi les bailleurs de fonds internationaux prendront en compte les priorités dégagées par le livre blanc avant de décider de réaliser des investissements ou d’octroyer des prêts.
En plus du Semide, de l’IME, du Rmob et de l’OIE, la plateforme méditerranéenne des connaissances sur l’eau réunit le Centre d’études de l’eau et de la sécurité arabe de l’eau (COFWS) de la Ligue des États arabes, le Plan Bleu (Centre des activités régionales de PNUE/PAM), l’Institut euro-méditerranéen de l’eau (F-IEA) et la Fondation AGBAR.

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