Le RNI coopte un nouveau patron: Et s’allie à l’UC

Le RNI coopte un nouveau patron: Et s’allie à l’UC
Alors qu’on croyait que Salahddine Mezouar allait figurer dans les annales de la politique nationale comme étant le premier chef de parti qui a pris sur lui l’échec électoral, il s’avère que les motivations de sa démission irrévocable sont autres. Ce mercredi, toute la place parle du seul fait marquant de la journée, l’arrivée d’Aziz Akhannouch à la tête du RNI. Ce dernier semble renforcer sa position avec une alliance déjà scellée avec l’UC.
A l’heure où nous écrivions ces lignes, il semble que le tour est déjà joué. Selon un membre du bureau politique du RNI, « Aziz Akhannouch est à 90 à 95 % l’intérimaire qui va assurer la présidence du RNI jusqu’à la tenue du congrès national ordinaire du parti de la colombe probablement en fin de décembre ou au plu tard en janvier prochain ». « Les membres du bureau politique du parti, réunis en cette fin d’après-midi du mercredi, qui étaient jusque-là divisés entre ceux qui sont pour la participation à la formation de la prochaine majorité gouvernementale et ceux en faveur d’un passage à l’opposition, sont finalement arrivés à un consensus pour faire appel à Azziz Akhannouch », nous a confié une source digne de foi. Selon cette source qui suit de près le parti de la colombe, « le président démissionnaire Salahddine Mezouar a eu du mal à gérer cette dichotomie régnante au sein de son parti et a choisi de sortir par la petite porte ». C’est ainsi que tous ceux qui ont cru que S.Mezouar en sortirait grandi de cette « impasse », ont du vite déchanter après que le voile ait été levé sur les ou la véritable raison de son départ. « Finalement, il semble qu’il s’agit d’un tour joué par les partis de l’administration. L’intérimaire devant assurer la direction du RNI en attente de l’organisation d’un congrès (extra) ordinaire, n’est autre que l’ex Rniste, démissionnaire en 2012 converti, récemment, en Pamiste A.Akhannouch », commente cet observateur politique. « Celui-ci serait sur le chemin de se consacrer comme prochain chef de file de la formation d’Ahmed Osmane », précise la même source. Mieux, le tout-puissant ministre de l’Agriculture des deux derniers gouvernements (Abbas El fassi et A.Benkirane) « ramène avec lui un allié qui n’est pas des moindres à savoir l’Union constitutionnelle de Mohamed Sajid ». Réunis ce mercredi quelques heures avant ceux du RNI, les membres du bureau politique de l’UC ont déclaré l’entrée de leur parti dans « l’étape de rapprochement avec le rassemblement national des indépendants ». Et ce, « du fait de leur conviction en la symbiose en termes d’orientation et la complémentarité des objectifs et des attentes », indique un communiqué rendu public ce mercredi. Ce qui impose « de concevoir la possibilité de concrétisation de ce rapprochement à travers la constitution ou la formation d’un groupe parlementaire commun au niveau de la Chambre des représentants dans la perspective d’une alliance future des deux partis », précise ledit communiqué.
« A présent, on peut dire qu’Akhannouch va partir plus fort aux consultations officielles, qui devraient commencer par courtoisie constitutionnelle après l’ouverture du parlement par le Souverain vendredi prochain (14 Octobre), avec le PJD en ayant à négocier avec entre les mains les 37 sièges remportés par le RNI en plus des 19 de l’UC ». Ce dernier qui a passé plus de 20 ans dans l’opposition n’a pas autre choix que de s’allier au RNI pour retourner à sa place originelle étant donné que c’est un parti créé pour diriger, et non pour s’opposer. C’est d’ailleurs ce qui pourrait être déduit de son communiqué d’aujourd’hui. Plus étonnant, une autre source parle d’ « une possible fusion qui se prépare entre les deux partis (RNI et UC) dans un avenir pas très lointain ». Sur le plan des tractations qui viennent de commencer pour la formation d’une majorité gouvernementale, la même source indique que « Benkirane s’attache fortement au service de son ministre de l’Agriculture et de la pêche même en tant que technocrate du fait qu’il (A.Akhennouch) maitrise mieux que d’autres les dossiers qu’il gère depuis 2008 (Plan Maroc Vert en plus de Fonds de développement agricole, etc.) « D’autant plus qu’après l’enregistrement dans lequel ce dernier a fustigé les attaques des pjdistes contre lui après qu’il est devenu ordonnateur du fonds de développement agricole (polémique de l’article 30 de la loi de finance 2016), Akhennouch aura a présent à négocier d’un point de force en étant à la tête d’une formation politique et pas comme technocrate », conclut notre source.

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