Sale temps pour les télescopes spatiaux: Après Hubble, Chandra en panne…

Sale temps pour les télescopes spatiaux Après Hubble, Chandra en panne…
Sale temps pour les télescopes spatiaux Après Hubble, Chandra en panne…

Une semaine après l’annonce de la panne d’Hubble, la Nasa fait savoir qu’un problème similaire affecte l’observatoire Chandra.

En « mode sans échec » [safe mode] depuis vendredi 5 octobre à cause d’une panne de l’un de ses gyroscopes, une pièce cruciale utilisée pour orienter l’appareil et assurer sa stabilité pendant les prises de vue, les tentatives des ingénieurs pour utiliser un gyroscope de secours de Hubble ont été infructueuses. L’équipe en charge d’Hubble a donc convoqué un « comité d’examen des anomalies » pour plancher sur le problème, selon Nasa.

Hubble, qui possède six gyroscopes, a besoin d’au moins trois d’entre eux pour fonctionner pleinement. Trois étant déjà hors service, la panne de ce quatrième gyroscope pose un gros problème. « Si l’équipe réussit à résoudre l’incident, Hubble reprendra un service normal », a expliqué l’Agence spatiale US. Les responsables de la mission ont néanmoins voulu rassurer en rappelant qu’Hubble peut continuer à fonctionner avec un seul gyroscope.

 

Cette solution offrira « une couverture du ciel plus restreinte, mais l’impact sur les capacités scientifiques globales sera limité », ont-ils assuré. Cela permettra à Hubble de poursuivre ses travaux scientifiques pendant une bonne partie des années 2020 et donc de travailler aux côtés du futur télescope spatial James Webb [un télescope spatial surpuissant qui devait être opérationnel en 2018, mais qui accumule les retards et ne devrait pas être lancé avant mars 2021], a ajouté la Nasa.

Pour sa part, l’observatoire aux rayons X Chandra, est lui aussi, en « mode sans échec », selon la Nasa. Et, si les ingénieurs mènent encore l’enquête, la défaillance d’un gyroscope pourrait aussi être l’origine du problème. L’équipe en charge de Chandra se montre néanmoins optimiste et estime que l’observatoire devrait bientôt reprendre sa mission.

Comme pour Hubble, le « mode sans échec » consiste à faire fonctionner des unités de secours plutôt que les composants essentiels, mais aussi à orienter le télescope afin que ses panneaux solaires reçoivent le maximum de lumière du Soleil tout en plaçant les miroirs à l’opposé de notre étoile.

Outre Chandra et Hubble, le télescope spatial Kepler, surnommé le chasseur d’exoplanètes puisqu’il a déniché environ 70% des mondes étrangers connus à ce jour, est presque à court de carburant. La sonde Dawn, en orbite autour de la planète naine Cérès depuis mars 2015, pourrait également manquer de carburant d’ici à la fin du mois d’octobre. Et même le rover Opportunity en vadrouille sur la Mars depuis quatorze ans, ne s’est toujours pas réveillé.

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