Séries télé: Les géants du Net sur les traces de Netflix

Séries télé: Les géants du Net sur les traces de Netflix

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Avec House of Cards, Netflix a changé la grammaire des séries télé. Initiant une nouvelle manière de produire et de consommer les séries télévisées -à la demande, sur internet et via un abonnement-, la success story donne des ailes et des idées aux géants du Net qui veulent aussi leur part du gâteau. Rien de plus logique lorsqu’on sait que les produits et services de Google, Apple, Facebook et Amazon ont déjà changé les usages de milliards d’utilisateurs. Ces quatre géants, tous dans le top 10 des plus grandes valorisations boursières mondiales, ont su créer autour d’eux un véritable écosystème. Ils peuvent donc utiliser leur capacité exceptionnelle à mobiliser une large audience pour dominer de plus en plus de secteurs et engranger toujours plus de revenus et de données. D’où leur offensive, depuis deux ans, dans les contenus.
La multiplication des écrans (ordinateurs, tablettes, smartphones), le téléchargement illégal, la généralisation de la télévision de rattrapage (replay) et de la diffusion en continu (streaming sur Netflix, Hulu, Canalplay…) changent les usages, au détriment des chaînes de télévision traditionnelles (grand public et câble), en mal d’audience.
Les fameux GAFA se bousculent au portillon pour séduire adolescents et jeunes adultes, la tranche de population la plus courtisée par les annonceurs. L’enjeu est colossal : juste aux Etats-Unis, la manne publicitaire pèse des dizaines de milliards de dollars par an. De 73 milliards de dollars en 2016 il passera à 81 milliards de dollars en 2020, jure l’institut PwC.
Facebook, réseau social aux 1,9 milliard d’amis dans le monde, numéro deux de la publicité en ligne derrière Google (à eux deux, ils captent 77% du marché aux Etats-Unis), voit dans les séries télévisées un relais de croissance qui s’intègre dans sa stratégie d’extension dans les contenus vidéo. On crédite déjà ce géant de vouloir lancer ses propres programmes originaux (séries, jeux et sports) dès la fin de l’été. Les équipes de Mark Zuckerberg rencontrent actuellement des studios hollywoodiens pour qu’ils lui proposent des scripts originaux. La plateforme est prête à payer jusqu’à 3 millions de dollars par épisode. Des vétérans de l’industrie des séries TV (producteurs, scénaristes, réalisateurs) auraient aussi été approchés.
Pour capter l’audience des Millennials (les moins de 30 ans) et s’adapter à leurs usages, notamment sur mobile, Facebook va se concentrer sur deux types de formats : l’un de 10 minutes environ, l’autre de maximum 30 minutes. Comme Netflix, sa ligne éditoriale sera axée sur la qualité et/ou le « buzz ». Comme Netflix, Facebook va aussi sauver quelques séries de la mort, à l’image de Loosely Exactly Nicole, une comédie supprimée par la chaîne pour ados MTV après une seule saison. Le réseau social pourrait également s’associer avec des acteurs comme BuzzFeed pour produire ses séries au format « 10 minutes », qui devront être virales.
De son côté, Google a choisi de miser sur son service YouTube (1,5 milliard de personne l’utilisent chaque mois en générant la pub), en lançant aux Etats-Unis YouTube TV, sa plateforme de streaming dédiée aux ados et aux jeunes adultes, pour 35 dollars par mois et six comptes.
Le géant du Net le plus avancé dans le domaine des séries TV est incontestablement Amazon. Le numéro un mondial du e-commerce se pose déjà comme un concurrent sérieux à Netflix -du moins aux Etats-Unis- avec son service de streaming Amazon Prime Video.
La firme de Jeff Bezos y diffuse à la demande et par abonnement, comme Netflix, ses propres productions originales depuis 2014.Désormais, Amazon s’est engagé dans une course mondiale avec Netflix. Ses investissements dans ses contenus se chiffrent à plusieurs milliards de dollars par an.
Contrairement aux trois autres géants, Apple ne dispose pas d’une plateforme phare pour diffuser ses contenus originaux. Mais l’entrée de la marque à la Pomme dans le monde des séries, annoncée depuis plusieurs années, se concrétise enfin via Apple Music, son service de streaming musical. Déjà numéro deux mondial avec 27 millions de membres payants, Apple Music se développe dans la vidéo en espérant détrôner le numéro un mondial Spotify et ses 50 millions d’abonnés.

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