Sexualité, honte et burqa en terre d’Islam: Le bonheur d’être asexué ou le fantasme des salfistes

Sexualité, honte et burqa en terre d’Islam: Le bonheur d’être asexué ou le fantasme des salfistes
« Cachez moi ce sein que je ne saurais voir !» En nature, seulement. Car nul n’est censé ignorer ce que l’industrie porno fait comme ravages dans la société marocaine. A l’image des autres sociétés musulmanes où la liste des interdits s’allonge comme un rapport des renseignements généraux. De temps à autre, des sondages sont réalisés sur les centres d’intérêt de la jeunesse arabe pour le web. Et personne ne s’offusque des résultats lorsque ceux-ci dressent le portrait robot du jeune en question : un être assoiffé de sexe. La problématique est des plus classiques pour avoir échappé à l’intérêt académique. Sociologues, anthropologues, psychologues et sexologues s’y sont déjà intéressés. Même au prix de nombre de brimades et autres procès montés à la va vite pour sauver les apparences, ces intellectuels sont unanimes à dénoncer les tares d’une société qui construit des murs infranchissables entre les sexes. Les hommes devant être séparés des femmes et vice-versa… Ce qui, au nom d’un vice construit autour du mythe d’Adam et d’Eve, préserve la société de rapports honteux, éminemment interdits en dehors des liens sacrés du mariage.
C’est donc à partir de ces constats qu’il faudra s’armer pour le débat autour de la burqa (voir des rumeurs sur son interdiction au Maroc). La femme, minorée dans ses rôles au sein de la société, étant appelée à veiller sur l’intégrité de sa couverture charnelle, en ne laissant entrevoir que ce que l’œil concupiscent du mâle ignorera… Pareil succès ne pouvant être obtenu que par le voile intégral, où la fameuse burqa qui ne laisse rien deviner du fantôme qui l’habite… Pas même les rondeurs généreuses que la dictature de l’anatomie met en évidence. Dès lors, la respectabilité d’une femme serait fonction des quelques mètres de tissu qui agissent comme un ample cache-sexe. Furieusement, nos salafistes en fantasment ! Et ils le font savoir en jouant la partition du droit inaliénable dont doit jouir la moitié de la population, celui d’être libre de vivre dans la société toutes voiles déployées autour de son corps. Inviolable puisqu’asexué. C’est la promotion du troisième sexe qui est ainsi visée par les salafistes emmurés qu’ils sont dans des constructions idéelles qui consacrent une société momifiée au… 3ème millénaire.
Comment faire taire toutes ces sirènes qui, derrière les murs, abaissent la femme au rang d’un « sex toy », et la réduisent, hors des murs, à un vulgaire fantôme ? En militant pour l’égalité pleine et entière, ce droit que la Constitution garantit et que l’interprétation qui en est faite par les hommes réduit à sa plus simple expression.
Tenez, une campagne nationale est menée ces jours-ci dans le pays pour que la violence faite aux femmes connaisse le holà. Voilà qui traduit une partie du combat sur la voie de l’égalité homme-femme. Sauf qu’il n’y a pas pire violence que celle de forcer les femmes à s’emmitoufler dans les burqas que nos traditions vestimentaires ignorent. Sans quoi, c’est vers une société de corbeaux que l’on s’achemine. A petit feu. Quitte à ce que demain le Rif soit rebaptisé Tora Bora.

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