Succession ouverte au sein de l’Istiqlal: On s’étripe pour «la fève»

Succession ouverte au sein de l’Istiqlal: On s’étripe pour «la fève»

La famille istiqlalienne s’étripe depuis quelques mois déjà autour de la galette des rois. Objectif, faire en sorte que la fève soit le lot exclusif de Nizar Baraka, leader qui semble bénéficier d’une légitimité assez large qui fait oublier la lutte des chiffonniers poussée à son paroxysme par les partisans de Hamid Chabat, enfant terrible de l’Istiqlal. Dans cette lutte qui passe par toutes les cases (de la confrontation médiatique aux sit-in, sans oublier les procès instruits par les uns contre les autres), on prête au leader sortant, poussé par les uns et les autres vers la sortie, sa volonté de se contenter d’une part du gâteau : l’UGTM. Mais ce marchandage est considéré par nombre de caciques du parti comme surréaliste à l’heure où le spectre de la partition a fini par atteindre, mortellement, le bras syndical de la formation d’Allal El Fassi. « Le morceau est trop gros pour être laissé au bon vouloir d’un leader qui a fini par être détesté y compris par les siens », assure un vieux briscard istiqlalien. Dès lors, dans la bataille engagée (enragée ?), « il n’y aura pas de quartier », précisent les partisans de Nizar El Baraka qui voient mal comment laisser Chabat hériter de l’UGTM même au prix d’une abdication. Faut-il s’attendre, dès lors, à ce que l’enfant terrible de l’Istiqlal quitte les rangs sans demander son reste ? En attendant que ce dernier se prononce, le terrain de la succession semble des plus favorables à N. Baraka qui a su vaincre « sa timidité » légendaire pour s’imposer comme le candidat de la dernière chance. La succession à Hamid Chabat sera dès lors confirmée à l’issue du dix-septième congrès du parti, qui se tiendra dans quelques semaines. Les partisans de Hamdi Ould Errachid, qui soutiennent la candidature de Nizar Baraka aux commandes du secrétariat général du parti, s’y attellent sans coup férir. Les décisions prises par la commission préparatoire du congrès, attendue dans quelques semaines, favorisent le candidat Nizar. Le jeu des quotas régionaux appuie fortement cette thèse. Le quota des régions au sein du prochain conseil national a été validé par la commission compétente. Ainsi, la région du sud, qui a enregistré des scores électoraux importants, arrive en tête avec le plus grand nombre de membres au sein du Parlement du parti. Elle est suivie de celle de Souss, classée deuxième, et de Fès qui arrive en troisième position. Autant dire que les adversaires de Chabat tentent le tout pour le tout en mobilisant les régions en faveur de leur poulain. Les jeux sont-ils pour autant faits ? Les prochains jours apporteront leur lot d’éclaircissements. H. Chabat, acculé, n’entend nullement avaler sa langue. De quoi seront faites ses suggestions ?

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