Supériorité militaire d’Israël: Comment Damas a détruit le mythe en plein vol!

Supériorité militaire d’Israël: Comment Damas a détruit le mythe en plein vol!

Tôt dans la matinée de samedi dernier, le monde s’est réveillé d’un coup à l’annonce de l’exploit réalisé par la DCA syrienne : un F-16, fleuron de la chasse israélienne s’est abimé en plein vol sous le coup d’une salve de missiles. Ce n’est certes pas la première fois que le système de défense antiaérien syrien est actionné pour endiguer la menace aérienne israélienne. Mais c’est la première fois que des images vidéo ont tenu en haleine une opinion israélienne désormais résignée à composer autrement avec une Syrie que l’on donnait pour détruite. A côté des restes du chasseur israélien qui fumaient encore, des experts israéliens emmitouflés dans des combinaisons étanches et équipés de masques à gaz s’affairaient. Et dire que c’est la Syrie que l’on soupçonne à chaque fois que son armée avance sur un quelconque front d’user de gaz toxiques !

La donne a changé dans un conflit alimenté par une kyrielle d’intérêts locaux, régionaux et internationaux depuis 2011. C’est « le Printemps syrien » qui se réalise sous les yeux des observateurs, l’armée israélienne qui se permettait le droit de bombarder les positions syriennes et de ses alliés (experts iraniens et combattants du Hezbollah) devant désormais réfléchir à deux fois avant d’oser faire étalage de sa puissance. Car non seulement un F-16 vient à lui manquer, mais aussi et surtout qu’un nombre indéfini de missiles sol-air ont réussi à franchir l’espace israélien couvert, assurait Tel-Aviv tout à son arrogance, par le Dôme de Fer et autres batteries de Patriot. Et last but not least, les missiles tirées depuis les avions israéliens ont eux, a contrario, été interceptés en majorité par la DCA syrienne.

On comprend le degré de frustration de l’opinion israélienne appelée à courir vers les abris. Et la joie des Syriens qui s’empressaient de distribuer des gâteaux à même la rue. L’arme de la dissuasion a fait son œuvre. Et quand bien même les réunions des responsables israéliens, en petit comité de sécurité, cherchait à rassurer, il faut convenir que l’équilibre de la terreur penche désormais en leur défaveur. Une nouvelle ère dans la confrontation avec Israël semble avoir sonné. Tout en redonnant espoir aux forces de la résistance qui rejettent « le deal du siècle » que l’administration US offre aux Arabes en consacrant Al-Qods capitale éternelle de l’entité sioniste. Tous ont applaudi, chaudement, à la riposte syrienne qui tranche avec les habituelles promesses du choix du moment. Damas ayant décidé de ne plus se laisser faire. L’Irak et le Liban qui dénonce la violation constante de son espace aérien par les avions israéliens sont les seuls pays à exprimer leur solidarité avec la Syrie. Dont la capitale n’aura pas été épargnée de tirs meurtriers de la part des rebelles qui de la sorte confirment la seule vérité qui vaille en pareille circonstance : leur alliance avec l’agresseur israélien. Depuis Téhéran, Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a laissé entendre que « l’ère des frappes courtes impunies a pris fin». Tel-Aviv devra dès lors se faire une raison quand bien même ses responsables auraient tort d’imputer la réaction de Damas à un quelconque feu vert iranien. Si feu vert il y a, c’est au niveau de Moscou qu’il faudra le situer, là où Benyamin Netanyahu s’est évertué à « vendre » aux responsables russes son appréhension de voir l’Iran s’implanter en Syrie, tout près des hauteurs du Golan occupés. Et le point de vue russe est connu puisqu’il met en lice l’intégrité territoriale de la Syrie. Ce dont les Israéliens ont fait fi, jusqu’à la nuit de vendredi à samedi dernier, en multipliant les raids sur ce qui est considéré comme « cibles stratégiques » à détruire.

Quoi qu’il en soit, le mythe de la supériorité militaire d’Israël vient de voler en éclats avec la destruction du chasseur israélien. L’avènement d’une nouvelle donne est désormais réalisée sur le terrain de la confrontation. Deviendra-t-elle pour autant incapacitante pour Israël ? On en doute pour le moment. Toutefois, l’aventurisme militariste de Tel-Aviv a pris un sérieux coup. Avec la sainte alliance désormais réelle entre les diverses composantes du front du refus de la Pax Americana. En cas de nouvelle agression israélienne, le risque est grand de voir la région exploser sur plusieurs fronts à la fois. Washington, allié principal de l’aventurisme sioniste dans la région, se laissera-t-il séduire par l’extension de tout prochain conflit à l’Iran qu’une coalition arabe juge prioritaire d’endiguer ? La perspective d’une telle aventure s’avère à n’en point douter des plus suicidaires. Ce que D. Trump ne saurait ignorer à l’heure où la communauté internationale bat le rappel pour la reconstruction de l’Irak.

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