Téhéran dévoile un budget sous pression: Le poids des sanctions US…

Téhéran dévoile un budget sous pression Le poids des sanctions US…
Téhéran dévoile un budget sous pression Le poids des sanctions US…

Le président iranien Hassan Rohani a dévoilé mardi le budget 2019, affirmant qu’il tenait largement compte des sanctions récemment rétablies par les Etats-Unis, mais les maux économiques du pays dépassent largement ce seul paramètre selon des experts. « Le budget pour 1398 (prochaine année du calendrier iranien) a été élaboré proportionnellement aux cruelles sanctions américaines », a affirmé H. Rohani lors de son discours, télévisé, au Parlement.


Le rial iranien a perdu environ la moitié de sa valeur depuis l’annonce en mai par le président américain Donald Trump du retrait de Washington de l’accord international de 2015 limitant le programme nucléaire de Téhéran, suivie du rétablissement de sanctions économiques. Cette situation a entraîné une hausse des prix et bloqué la plupart des investissements étrangers que le président iranien espérait attirer. Le Fonds monétaire international (FMI) prédit désormais une contraction de 3,6% de l’économie iranienne en 2019. Mais ces maux sont bien antérieurs aux sanctions, selon des observateurs.
Le rétablissement des sanctions américaines n’est pas non plus la seule cause de la dévalorisation du rial. En septembre, le gouverneur de la Banque centrale, Abdolnasser Hemmati, a pointé « une croissance effrayante de la masse monétaire ». Selon l’institution, le volume de liquidités circulant dans l’économie iranienne a augmenté de 24% par an ces quatre dernières années. Face au manque d’opportunités d’investissements rentables et sûres dans leur pays, les Iraniens ont souvent décidé de convertir leurs rials en dollars. Les importations sont aujourd’hui largement plus coûteuses qu’auparavant et plus difficiles à effectuer en raison des sanctions. Conséquence: le prix des denrée alimentaires a augmenté de près de 56% entre novembre 2017 et novembre 2018, selon la Banque centrale.
Avec le retour des sanctions, les investissements étrangers tant espérés par le secteur privé ne se sont pas concrétisés. En attendant, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a déploré que les efforts des autorités pour encourager la transparence financière se heurtaient à l’opposition de certains groupes d’intérêts bien établis.

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