«Téhéran Tabou»: L’ambivalence faite dessin animé

«Téhéran Tabou»: L’ambivalence faite dessin animé

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Quid de la condition féminine en Iran, pays qui maîtrise, assure-t-on, la technologie nucléaire et s’arme de technologie ? L’affaire est des plus « liquides » dans ce pays où l’ordre moral est soumis à la seule puissance des Mollahs. Pourtant, la rigueur  des mœurs n’empêche pas l’ambivalence de la société iranienne de s’exprimer. « Téhéran Tabou » fait partie de ces projections culturelles de nature à remettre les choses à leur endroit. Car ce film d’animation dévoile le caractère schizophrène de la société iranienne où désir et refoulement s’opposent en une somme de frustrations. Ali Soozandeh, Germano-Iranien de 47 ans installé en Allemagne depuis 1995 après avoir quitté son pays avec un faux passeport, a eu l’idée de concevoir un film à partir d’instantanés du quotidien marqués de « tous ces interdits avec lesquels j’ai dû vivre et les dégâts qu’ils causent dans la société ». Tout est fonction des pérégrinations de quatre Téhéranais : une mère célibataire contrainte de faire des passes pour survivre, une épouse déprimée par son statut programmé de procréatrice au foyer, et une jeune vierge déniaisée en boîte de nuit par un DJ… « Téhéran Tabou » entend dénoncer le contexte de « double morale » régissant les relations humaines en Iran : une morale de façade… et celle de la réalité, à l’abri des regards. Un climat schizophrène nourri par l’entrelacs d’interdits sexuels qui brident la très traditionnelle société iranienne : « Ces interdits ont été aggravés par la révolution islamique, mais ils font aussi partie de la culture persane et contraignent les gens à toujours chercher des détours pour assouvir leur sexualité », explique Soozandeh. « En Iran, on vit ainsi dans une société où chacun offre un visage différent pour la famille, les amis, le travail, les autorités corrompues… Et tout cela est tellement entré dans les mœurs que plus personne ne songe à essayer de changer les choses. » Téhéran Tabou dénonce donc cette hypocrisie et les conséquences de l’obsession sexuelle d’une société patriarcale, quadrillée par un régime conservateur et sa bureaucratie liberticide. Le tragi-comique transparait via le rôle assumé par la jeune dépucelée en night-club, qui passe tout le film à trouver l’argent nécessaire pour se faire recoudre l’hymen et s’épargner ainsi les foudres de son futur mari.

 

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