Tension entre Paris et Rome: La gestion migratoire en question

Tension entre Paris et Rome La gestion migratoire en question
Tension entre Paris et Rome La gestion migratoire en question

Le gouvernement français a convoqué lundi l’ambassadrice d’Italie dans l’Hexagone, suite aux propos émis ces derniers temps par le vice-Premier ministre italien, Luigi Di Maio qui critique la France pour sa politique migratoire et de «colonisation» en Afrique. La guerre des déclarations entre Rome et Paris a atteint son paroxysme ce mardi 22 janvier 2019, lorsque le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini a accusé ouvertement la France de vouloir laisser la Libye livrée au chaos. « La France ne souhaite pas la stabilité de la Libye, livrée depuis des années à la violence, et ce pour protéger ses intérêts dans le secteur de l’énergie. La France ne veut pas calmer les tensions en Libye ses intérêts pétroliers s’opposent à ceux de l’Italie » a-t-il lancé.


Notons que lundi 21 janvier, le ministère français des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadrice italienne suite aux propos du vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio. Ce dernier, rappelons-le a accusé la France d’appauvrir l’Afrique et d’aggraver la crise migratoire.
«Le directeur de cabinet de la ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, a convoqué l’ambassadrice d’Italie (Teresa Castaldo) à la suite des propos inacceptables et sans objet tenus par des autorités italiennes hier», a-t-on annoncé lundi le bureau de la ministre.
En effet, Di Maio a appelé dimanche dernier l’Union Européenne (UE) à adopter « des sanctions » contre les pays qui, à commencer par la France, causent, de son avis, la tragédie des migrants en Méditerranée en les «faisant partir» d’Afrique.
«Si, aujourd’hui, il y a des gens qui partent, c’est parce que certains pays européens, la France en tête, n’ont jamais cessé de coloniser des dizaines de pays africains», a affirmé le leader du Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème).
Ce responsable politique italien a poursuivi sur la même lancée lundi devant la presse. « Je ne crois pas qu’il y ait un incident diplomatique », a-t-il estimé, avant d’ajouter : « La France est un de ces pays qui, parce qu’il imprime la monnaie de 14 pays africains, empêche le développement et contribue au départ des réfugiés. Si l’Europe veut en ce moment avoir un peu de courage, elle doit avoir la force d’affronter le thème de la décolonisation de l’Afrique ».

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