Tensions plurielles en RDC: Entre trouble politique et guerre tribale
Tensions plurielles en RDC: Entre trouble politique et guerre tribale

En RDC, les négociations pour la formation d’un gouvernement piétinent. Ce qui favorise, par ailleurs, l’éclosion de conflits entre tribus qui s’avèrent meurtriers.

Au lendemain d’une nouvelle journée de tensions à Kinshasa entre partisans de l’UDPS de Félix Tshisekedi et ceux du PPRD de Joseph Kabila, des représentants des deux coalitions FCC (pro-Kabila) et CACH (pro-Tshisekedi) se sont retrouvés jeudi 13 juin autour du gouverneur de la ville-province de Kinshasa.
Ils ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble pour conduire le pays et former un gouvernement, et appelé leurs militants à l’apaisement.

Dans le contexte troublé de ce début de semaine, la reprise des négociations entre CACH et le FCC pour la formation du gouvernement souhaitée dimanche 9 juin par l’actuel et l’ancien président a été retardée.
Mais la tension n’est pas que politique en RDC. En Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, des violences intercommunautaires ont fait au moins 50 morts ces trois derniers jours, selon le gouverneur de la province.
Impossible d’avoir un bilan officiel.
Car dans les différentes localités des territoires de Djugu, les communautés font encore le décompte des corps.
L’assemblée provinciale parle de plus de 60 morts. La société civile, elle, évoque près d’une centaine de victimes.

Pour l’heure, la seule certitude concerne la violence des tueries.
Elles ont commencé lundi, après que quatre commerçants de l’ethnie Lendu ont été assassinés par des membres de la communauté Hema.
S’en est suivi un cycle de représailles sanglant, dont personne n’est sûr encore qu’il ait réellement pris fin, et d’énormes déplacements de populations paniquées.

L’armée congolaise accuse quant à elle un groupe armé d’être responsable de cette poussée de violence.

Depuis mercredi, la communauté Hema majoritaire à Bunia, le chef-lieu de la province de l’Ituri, a décrété trois jours de deuil et demandé à tous les commerces de tirer leur rideau en signe de protestation face à ces tueries.

La situation restait tendue dans cette ville ce jeudi après midi, avec plusieurs centaine de jeunes venus dire leur colère et où l’armée a été déployée dans plusieurs quartiers.
Un contact avec ces éléments armé a été pris pour qu’ils clarifient leurs revendications.
Les autorités et la société civile ont aussi lancé un appel au calme aux deux communautés pour tenter de stopper la spirale de la violence et les déplacements de populations paniquées.

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