Tractations autour de l’Exécutif et pression diplomatique : Benkirane veut éviter l’enlisement…

Tractations autour de l’Exécutif et pression diplomatique : Benkirane veut éviter l’enlisement…
Faut-il trouver une quelconque excuse à l’attitude excédée du chef du gouvernement désigné face aux turpitudes qui entourent la formation de la nouvelle coalition devant gouverner? Si Abdelilah Benkirane, du haut de sa force électorale, a les faveurs de l’arithmétique (avec 125 élus), il n’en reste pas moins qu’il reste prisonnier de marchandages politiciens qui ne sont pas pour rendre aisée la formule idoine pour co-gérer, dans un bel ensemble, les affaires du pays. C’est ce qui l’a conduit, on l’imagine aisément, à déclarer la fin des négociations. Mais nul n’ignore qu’en politique, les portes restent battantes. C’est ainsi qu’au regard d’impératifs diplomatiques qui dépassent les clivages partisans, le dossier du Sahara s’invitant à la table des négociations via l’examen nécessaire de l’instance législative de la loi relative à l’Acte constitutif de l’Union africaine et du Protocole additionnel, la quête de la majorité est devenue une urgence. On comprend dès lors pourquoi A. Benkirane s’est départi de son attitude butée pour assurer que si le RNI et le MP souhaitent « répondre directement à ma question, que ce soit par la positive ou par la négative, qu’ils viennent vers moi. Je les accueillerai, je leur parlerai ». Le fameux « carton rouge » évoqué par le patron du RNI est-il pour autant levé face à l’offre participative qui dépasse le seul cadre de la majorité sortante en y intégrant et l’UC et l’USFP ? Offre qui excipe des changements devant intervenir, sans aucun doute, au niveau de l’Istiqlal qui, sous la présidence de son enfant terrible, Hamid Chabat, s’engage à soutenir l’Exécutif de Benkirane. On est donc face à une nouvelle configuration qui ne semble laisser aucune échappatoire aux forces politiques en présence. Même s’il est vrai que l’instance législative, éminemment indépendante, pourrait voguer en surfant sur la vague du sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs. Nul besoin de rappeler, à ce propos, que le perchoir cristallise bien des convoitises politiques, le président de la chambre basse étant, bien évidemment, un personnage clé du système.
Les tractations devraient donc se précipiter pour rattraper le temps perdu. Et ce n’est certainement pas pour rien que le leader du PJD a sommé les siens de s’abstenir de tout commentaire pouvant parasiter le processus d’ouverture vers l’offre du RNI. Une offre qui se base sur la composition d’une majorité confortable en dehors de l’Istiqlal. C’est cette construction là qui semble faire son chemin, y compris dans l’esprit des Pjidistes qui savent qu’en politique, les alliances se nouent et se dénouent en fonction du climat général. A moins que les faucons du PJD en décident autrement… En ayant en tête les surprises que le prochain congrès charrierait dans son sillage.

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