Désormais les États-Unis sanctionneront tout pays qui continuera à importer du pétrole iranien. Jusqu’à présent, huit États bénéficiaient de dérogations, un régime qui prend fin à partir de ce jeudi 2 mai.

La plupart des pays visés par la fin des exemptions américaines sont des pays asiatiques : la Chine, Taiwan, l’Inde, le Japon et la Corée. Mais il y a aussi la Turquie, la Grèce et l’Italie. Tous continuaient à importer du pétrole d’Iran, sans s’exposer aux sanctions américaines en vigueur depuis six mois. Mais, à partir de maintenant, ils seront soumis aux mêmes contraintes que les autres.

Washington veut ainsi mettre un maximum de pression sur l’Iran en privant totalement le pays de sa principale source de revenus. Le but est de faire fléchir le régime, en l’affaiblissant économiquement. Téhéran dénonce une mesure illégale. Le président Hassan Rohani appelle ses concitoyens à renforcer la production et l’exportation d’autres produits, non pétroliers, pour compenser les pertes financières.

Certains pays s’inquiètent également des répercussions de la fin des exportations pétrolières iraniennes sur le marché mondial. « Cela pourrait intensifier la tourmente actuelle », affirme la Chine. En réponse, l’Arabie saoudite, grand allié des États-Unis et grand rival de l’Iran, se dit prête à produire davantage de pétrole pour stabiliser le marché.

Avec la décision américaine, les exportations du pétrole pourraient encore baisser. Elles ont déjà chuté de plus de 50% depuis la sortie des États-Unis de l’accord nucléaire en mai 2018 et le retour progressif des sanctions américaines. Cette baisse représente un manque à gagner considérable pour le gouvernement. D’ores et déjà, la valeur de la monnaie iranienne a chuté de plus de 60% et l’inflation dépasse les 30%.

Malgré ces difficultés, les responsables iraniens ne cessent d’affirmer que Washington ne pourra pas ramener à zéro les exportations de pétrole, comme l’a encore affirmé mercredi le président H. Rohani. « Nous vendrons notre pétrole grâce à Dieu. Ce que disent les Américains est sans fondement. La force est des Américains est plus faible que ce qu’ils prétendent », a déclaré le président iranien. Tout en reconnaissant que la situation pourrait être encore difficile pour les Iraniens durant la prochaine année.

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