Un camp militaire ciblé à Marib: Plus de 200 soldats tués ou blessés dans l’attaque

Un camp militaire ciblé à Marib: Plus de 200 soldats tués ou blessés dans l’attaque
Un camp militaire ciblé à Marib: Plus de 200 soldats tués ou blessés dans l’attaque

Au moins 100 soldats gouvernementaux ont été tués dans une attaque attribuée aux rebelles houthis, à l’est de la capitale, Sanaa, après des mois de calme relatif au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique en proie à la guerre depuis près de cinq ans.

L’attaque, l’une des plus meurtrières contre des soldats du gouvernement, a visé samedi 18 janvier la mosquée d’un camp dans la province de Marib à l’est de Sanaa, ont rapporté dimanche des médecins et des responsables militaires.

Les victimes ont été transportées dans l’hôpital de la ville de Marib, chef-lieu de la province de même nom, où des sources médicales et militaires ont annoncé un nouveau bilan de 100 morts et autant, sinon plus de blessés parmi les soldats.
Un premier bilan de 70 morts et de 50 blessés a été révisé à la hausse après le décès de nombreux blessés, ont expliqué ces sources en affirmant que l’attaque avait été lancée par les houthis. Ceux-ci ne l’ont pas revendiquée à ce stade.
La mosquée du camp militaire a été visée par un missile puis par un drone, a précisé une source militaire.
La télévision Al-Hadath, à capitaux saoudiens, a montré ce qu’elle a affirmé être des images de la mosquée dévastée par l’attaque avec des traces de sang sur les murs.
Des restes humains jonchaient les tapis imbibés de sang au milieu de morceaux de charpente métallique effondrés du toit.

L’attaque intervient après une offensive des forces gouvernementales contre les rebelles dans la zone de Nihm, au nord de Sanaa, selon ces responsables.
L’offensive se déroule avec le soutien de la coalition menée par l’Arabie saoudite qui intervient au Yémen contre les rebelles appuyés par l’Iran.

Le président, Abd Rabbo Mansour Hadi, a également accusé les houthis d’être responsables de l’attaque, qu’il a qualifiée de «lâche et terroriste», selon l’agence officielle Saba.
Son gouvernement – reconnu par la communauté internationale et soutenu par une coalition militaire menée par l’Arabie saoudite – est en guerre contre les rebelles depuis 2014, année durant laquelle ils ont pris la capitale, Sanaa, et une bonne partie du nord du Yémen.

Cette attaque met fin à une période de baisse des activités militaires, constatée jeudi par l’émissaire des Nations unies au Yémen, Martin Griffiths.
«Depuis début janvier, il y a eu neuf jours sans aucune frappe aérienne» au Yémen, a relevé l’émissaire qui rendait compte jeudi de la situation au Yémen au Conseil de sécurité. Les Nations unies peinent à réaliser une percée réelle vers la paix au Yémen.

Ce sale conflit a tué des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des civils, depuis l’intervention en 2015 de Riyad à la tête de la coalition.
Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d’assistance, selon l’Organisation des Nations unies (ONU), qui qualifie régulièrement le conflit au Yémen de pire crise humanitaire actuelle dans le monde.

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