faut-il-y-croire
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Même face à une silhouette aussi fluette que celle de Si El Othmani (que le tout puissant nous accorde de sa baraka !), on est désarmé face au panier de mensonges et de faux-fuyants dont il use sans ciller.

Les yeux dans les yeux, il a assuré depuis le théâtre Mohammed V de Rabat que le gros de la composition féminine de l’ancien Exécutif qu’il s’est vite empressé d’enterrer, sans tambour ni trompettes, en majorité des secrétaires d’Etat, se contentaient de toucher leurs salaires mensuels… Sans égard pour la fonction de commis de l’Etat qu’elles se devaient d’honorer en trimant pour le bien commun.

Le poids plume du PJD qui vole au dessus du lot en s’engonçant d’avantage dans les habits de chef d’orchestre, trop amples pour ses épaules fluettes, excuse pourtant ces « flémardes» qu’il se devait d’encadrer.
Piètre gestionnaire de la chose publique, le successeur de Benkirane n’avait pas besoin de « détecteur de mensonges » pour passer aux aveux. Toujours devant les siens de frères, il a assuré que «le gouvernement précédent comprenait une majorité de femmes Secrétaires d’Etat qui n’avaient ni délégation de pouvoir ni attributions et étaient, par conséquent, au chômage».
Rien que ça !

Au premier degré, on est sûr que la tirade de Saad Eddine fera mouche.
On louera donc la maestria du chef de gouvernement qui rempile tout en faisant l’économie des « bras cassés ».
Mais si on pousse l’analyse un tantinet plus loin, la culpabilité de Si El Othmani se trouve engagée ipso facto puisque c’est à lui, chef de gouvernement, de garantir aux divers membres de sa « dream team » les conditions idoines pour qu’ils assument leurs tâches et responsabilités dans les meilleures conditions qui soient.
Qui délègue les pouvoirs et définit les attributions des uns et des autres, si ce n’est le Patron de l’Exécutif appelé à rendre des comptes non seulement à la plus haute autorité du pays, mais aussi et surtout aux citoyens qui ne sont autres que ces dizaines de millions d’administrés ?!
Où se situe donc le défaut ?

Si on s’interdit de pousser le chef du gouvernement vers le divan pour n’y voir, dans cette charge, qu’un remugle de son androgynie envahissante, il faut croire que le profil psychologique de notre zigue est loin d’être rassurant.
Lui aussi semble succomber à la tentation des politiques qui, sous nos latitudes, mentent comme ils respirent.
À le croire, si le rendement de la première mouture de l’Exécutif laisse à désirer, la faute incombe aux secrétaires d’Etat femmes qu’il s’est permis, le premier, de dézinguer. En somme, s’il y a quelqu’un à accabler, ce n’est pas lui, bien sûr… Le dromadaire ne saurait phosphorer sur sa propre bosse, non ?
En dépit de tout ce qui précède, c’est pourtant bien lui qui visera les papiers administratifs à la horde de « bras cassés » en rupture de rang tout en leur accordant, en sus, un « carton plein » : une retraite dorée et des indemnités de départ qui font pâlir bien des contribuables. Pour la reddition des comptes, il faudra repasser…

En s’adonnant à ce genre d’exercice, El Othmani agit comme une « arme incapacitante ». Celle qui aveugle et assourdit…
On comprend pourquoi il dure, lui et ses semblables, en co-gestionnaire des affaires publiques.
Il n’y a pas mieux qu’eux pour jouer aux limaces. Dans leur inconsistance, ils épousent jusqu’au vide…

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