Un mois d’avril difficile pour l’Istiqlal: H. Chabat se défile…

Un mois d’avril difficile pour l’Istiqlal: H. Chabat se défile…
La crise qui sévit au sein de l’Istiqlal s’intensifie et promet plein de rebondissements. Le courant qui conteste la chefferie du trublion Hamid Chabat a convoqué une session extraordinaire du Conseil national du parti pour le 15 avril prochain. Cette décision intervient suite à la réunion, dans la soirée du 4 avril, du Comité exécutif sous présidence de Hamdi Ould Errachid. Objectif ciblé : la révision de la composition de la commission préparatoire du congrès pour y instaurer un équilibre susceptible de fragiliser le clan Chabat.
«Nous avons décidé de convoquer le Conseil national (CN) pour annuler un article du règlement intérieur qui fixe à 150 le nombre des membres de la commission préparatoire du congrès du parti», déclare H. Ould Errachid, un des 14 membres du Comité exécutif signataires d’un communiqué de protestation contre les prises de décision unilatérales de Hamid Chabat, le secrétaire général de l’Istiqlal. «Nous voulons abroger cet article pour permettre à l’ensemble des membres du CN de participer à la préparation du prochain congrès. Nous allons examiner aussi la tenue d’un congrès extraordinaire», a-t-il ajouté.
La guerre déclarée à Hamid Chabat ne se fait plus à fleurets mouchetés. Car lors de la réunion du Comité exécutif du 4 avril l’exclusion d’Abdelkader El Kihel de la commission préparatoire a été prononcée. Comme il a été décidé de soumettre Adil Benhamza, porte-parole du parti, aux fourches caudines de la commission de discipline.
H. Ould Errachid a souligné que c’est la majorité des membres que la présidence tournante de ces réunions est choisie. «Cela pourrait être moi, cela pourrait être aussi Abdessamad Kayouh, Noureddine Moudiane ou Yasmina Badou», précise-t-il. Le frondeur en chef ne cherche pas à casser la baraque istiqlalienne. Très diplomate, il souligne que «si mardi prochain Hamid Chabat vient à la réunion, c’est lui qui la présidera vu qu’il est toujours le numéro un du parti, mais s’il s’absente, la majorité désignera alors un président ». Mais le mal semble si profond au sein de la famille istiqlalienne au point de craindre pour l’unité du parti. Une unité pour laquelle Nizar Baraka se mobilise en poussant l’actuel leader dans ses derniers retranchements. H. Chabat, rappelle-t-on, a été obligé de se réfugier au siège de l’UGTM pour fuir la colère de militants istiqlaliens de Laayoune violentés au siège du parti, à Rabat. Depuis, ils en occupent les locaux…
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