Un moratoire pour apaiser la France: Les « Gilets jaunes » parlent de « cacahuète » !

Un moratoire pour apaiser la France Les « Gilets jaunes » parlent de « cacahuète » !
Un moratoire pour apaiser la France Les « Gilets jaunes » parlent de « cacahuète » !

Le moratoire décidé par l’Exécutif est une cacahuète » Dans un «souci d’apaisement», le gouvernement et le président Emmanuel Macron ont décidé la suspension pendant six mois de trois mesures fiscales devant entrer en vigueur le 1er janvier 2019: la hausse de la taxe carbone, sur l’essence, le fioul et le diesel; la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l’essence et l’alignement sur la fiscalité des particuliers de la fiscalité du gazole des entrepreneurs non routiers.

Ce moratoire a été décidé dans le but d’apaiser la crise des « gilets jaunes ». Dans un premier temps, le chef du gouvernement doit présenter les arbitrages de l’exécutif, décidés lundi soir à l’Élysée sous la présidence d’Emmanuel Macron, devant les députés LREM lors de la réunion de groupe parlementaire qui débuter mardi matin à l’Assemblée, a par ailleurs indiqué une source gouvernementale. Par ailleurs, Matignon a confirmé l’annulation de la réunion prévue avec une délégation de « gilets jaunes » dit « libres » mardi après-midi. La plupart des membres de cette délégation avaient prévenu lundi qu’ils ne se rendraient pas à la réunion avec le Premier ministre pour « raisons de sécurité », du fait de menaces contre eux s’ils s’y rendaient.

Le moratoire sur la hausse de la contribution climat énergie (CCE) ou taxe carbone, qui devait augmenter au 1er janvier, était la principale demande de la plupart des chefs de partis politiques reçus lundi à Matignon. L’abandon de la hausse des taxes est la première demande du mouvement des « gilets jaunes », parmi d’autres revendications fiscales, salariales ou sur le train de vie de l’État notamment.

Benjamin Cauchy, une des figures du mouvement a salué une « première étape ». Mais « les Français ne veulent pas des miettes, ils veulent la baguette au complet », a-t-il déclaré à l’AFP en réclamant des « états généraux de la fiscalité », « une nouvelle répartition des richesses en France » et l’instauration de « référendums réguliers sur les grands enjeux sociétaux ». Le moratoire est « une cacahuète », a estimé pour sa part Laetitia Dewall, porte-parole des « gilets jaunes » du Val-d’Oise.

« Les Français demandent une annulation », a jugé le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau. « Un moratoire n’est qu’un report. Ça n’est évidemment pas à la hauteur des attentes et de la précarité dans laquelle se débattent les Français », a ajouté la présidente du RN Marine Le Pen. « Mieux vaut tard que jamais » mais il faut aussi un coup de pouce au Smic, a réagi Ségolène Royal, ancienne ministre socialiste de l’Écologie. La députée France insoumise (LFI) Clémentine Autain a estimé que « changer de République est une urgence démocratique ».

 

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