Un sommet arabe électrique en Tunisie : Quid des dossiers prioritaires…

Khemaies Jhinaoui a tenu à préciser les dossiers prioritaires qui marqueront  les travaux du sommet arabe que la Tunisie va abriter.
Khemaies Jhinaoui a tenu à préciser les dossiers prioritaires qui marqueront  les travaux du sommet arabe que la Tunisie va abriter.

A la veille du sommet arabe que la Tunisie va abriter, Khemaies Jhinaoui, chef de la diplomatie tunisienne, a tenu à préciser les dossiers prioritaires qui en marqueront  les travaux. Ainsi, il a mis en avant le rôle du Représentant du secrétaire général de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé, qui, a-t-il indiqué, a déployé des efforts pour la mise en place d’une feuille de route et d’un processus pacifique.

« Identifier une solution pacifique pour la Libye est nécessaire à la sécurité dans la région arabe« , a-t-il souligné, déclarant que le sommet sera l’occasion de réaffirmer le soutien à l’émissaire de l’ONU et la volonté de l’aider à poursuivre la mise en application de la feuille de route qu’il a déjà entamé.

La Tunisie, a-t-il poursuivi, va abriter dans le cadre des travaux du sommet arabe, une réunion quadripartite, en présence de l’ONU, l’Union africaine, l’Union européenne et la Ligue arabe pour débattre des moyens de concrétiser la feuille de route et de l’organisation d’élections libres en Libye avant la fin de l’année.

S’agissant de la reconstruction de la Libye et de la contribution de la diplomatie économique tunisienne dans ce domaine, K. Jhinaoui a indiqué que « le volet économique dans la diplomatie tunisienne est un choix stratégique vu l’importance des défis de développement auxquels fait face la Tunisie ».

Par ailleurs, la Syrie sera également à l’ordre du jour de toutes les réunions arabes et sera abordée lors du sommet de Tunis, a indiqué K. Jhinaoui cité par l’agence tunisienne TAP. « Les processus politiques de l’heure, a-t-il expliqué, exigent des dirigeants arabes de s’intéresser à la situation en Syrie pour faire sortir le pays de la crise et lui permettre de retrouver sa place au sein de la nation arabe ».

« La Syrie est l’un pays fondateurs de la Ligue des Etats arabes (LEA) et sa place naturelle est parmi le groupe arabe », a-t-il souligné. Toutefois, « la question de sa réintégration devra être une décision prise à l’unanimité par les dirigeants arabes comme cela fut le cas en 2011 lorsque son adhésion a été suspendue », a-t-il poursuivi.

Outre la Libye et la Syrie, les dossiers arabes les plus pertinents qui seront débattus lors du prochain sommet arabe, K. Jhinaoui a relevé que la cause palestinienne et le conflit israélo-arabe seront les deux questions persistantes à l’ordre du jour du sommet. Il s’agira pour les dirigeants arabes d’examiner les moyens de replacer la cause palestinienne en tête de leurs priorités et de celle de la communauté internationale. « Le Sommet arabe va œuvrer pour faire de la cause palestinienne la priorité des priorités des dirigeants arabes. Il sera question d’un nouveau départ dans la perspective de susciter plus d’intérêt pour la cause sur la scène internationale et d’aider les palestiniens à édifier un état indépendant sur ses terres avec pour capital al-Qods acharif », a déclaré K. Jhinaoui.

Il a souligné que d’autres dossiers d’actualité sur la scène arabe seront abordés lors de ce sommet, dont le conflit au Yémen, tout en mettant l’accent sur le processus politique engagés dans ce pays sous l’égide de l’ONU.

Pour sa part, Houssem Zaki, Secrétaire général adjoint de la Ligue arabe a fait état, mardi à Tunis, de l’absence d’un consensus arabe sur la réintégration de la Syrie à la Ligue arabe.

« Jusque-là, les éléments du consensus autour de ce dossier sont absents », a dit le diplomate qui s’exprimait à l’issue de la réunion préparatoire des hauts responsables du Conseil Economique et Social. Il a ajouté qu’ « une fois les pays arabes aboutissent à un consensus, ce dossier sera réglé », faisant savoir que le retour de la Syrie, dont l’adhésion à la Ligue arabe a été suspendue en 2011, par les ministres arabes des Affaires étrangères, « ne doit pas être un nouveau point de discorde pour les pays arabes, qui ont besoin plus que jamais d’un surcroît d’entente ».

Selon H. Zaki, « la position arabe au sujet de ce dossier ne date pas d’aujourd’hui, mais il s’agit de l’accumulation de plusieurs années… Le 30è sommet arabe va plancher sur ce dossier qui est à la fois complexe et délicat », a-t-il indiqué, formant le souhait de voir les pays arabes aboutir sous peu à un consensus sur cette question.

Revenant sur la décision américaine reconnaissant la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan occupé depuis 1981, il a rappelé que la position de la Ligue arabe sur la question du plateau du Golan syrien est « claire et sans équivoque ». L’organisation panarabe, qui « appuie inconditionnellement » la souveraineté de la Syrie sur le Golan occupé par Israël, ne fait pas l’amalgame entre ce dossier et la crise syrienne, a-t-il ajouté.

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