Un week-end électrique à Beyrouth Le gouvernement libanais se fait attendre…
Un week-end électrique à Beyrouth Le gouvernement libanais se fait attendre…

De violents affrontements ont opposé à Beyrouth, manifestants et forces de l’ordre, faisant au total plus de 500 blessés.
Malgré la gravité de la crise, les dirigeants libanais ne parviennent pas à s’entendre sur la formation d’un nouveau gouvernement.

Des renforts de l’armée et de la police anti-émeutes ont été déployés dans le centre-ville où des centaines de manifestants se sont une nouvelle fois rassemblés, lundi, à l’entrée d’une avenue menant au Parlement.
Echaudé par la réaction du chef de gouvernement démissionnaire, le chef de l’Etat a réuni, à défaut du Conseil supérieur de la défense, le chef d’état-major de l’armée, la ministre de l’Intérieur et les autres composantes du système sécuritaire.
Objectif, gérer le plus sereinement possible une rue libanaise de plus en plus bouillonnante au point de forcer les forces de l’ordre à recourir, en sus des gaz lacrymogènes et autres canons à eau, aux balles en caoutchouc. Car dimanche, les contestataires ont jeté des pierres et des pétards sur des barrages de la police anti-émeute.
La Croix-Rouge libanaise a annoncé un bilan provisoire de 70 blessés, dont 30 transportés vers des hôpitaux.

Deux mois après la démission de Saad Hariri, et quatre semaines après la désignation de son successeur, Hassan Diab, il n’y a toujours pas de gouvernement.
Les dirigeants n’apportent à l’opinion publique aucune explication convaincante pour expliquer ce retard.
Les médias parlent de disputes sur la répartition des portefeuilles entre les partis qui ont soutenu le nouveau Premier ministre, et qui sont censés être tous alliés.

La panne du pays a amplifié la colère des manifestants dont certaines franges sont clairement en train de se radicaliser.
Les autorités se contentent d’apporter une réponse sécuritaire en durcissant la répression et n’offrent aucune perspective politique ou sociale dans un pays où les faillites se multiplient, le chômage galope, et la monnaie se raréfie… Triste sort pour le Pays du Cèdre appelé à faire des choix géopolitiques plus tranchés pour sortir de sa léthargie.
Le déblocage du dossier du gaz est à lui seul capable de redonner vie aux populations meurtries par les baronnies et le tribalisme, tous deux asphyxiants sur les plans politique, économique, culturel…

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