Gavin Williamson, ministre britannique de la Défense, a été limogé mercredi pour son implication dans la divulgation d’informations liées à l’opérateur réseau chinois Huawei, ont annoncé les services de la Première ministre.

« La décision de la Première ministre a été dictée par son comportement dans l’enquête portant sur la divulgation non-autorisée d’informations recueillies lors d’une réunion du conseil nation de sécurité », a expliqué un communiqué. Penny Mordaunt, jusque là ministre du Développement international, le remplacera, a fait savoir le 10, Downing Street. A 46 ans, elle devient la première femme à obtenir ce poste stratégique en Grande-Bretagne.

« La Première ministre a demandé ce soir à Gavin Williamson de quitter le gouvernement, après avoir perdu confiance dans sa capacité à assumer les fonctions de ministre de la Défense et de membre de son cabinet », a indiqué dans un communiqué Downing Street, précisant qu’elle avait été « informée de (la) conduite » du ministre à l’issue d’une enquête sur ces fuites. Dans une lettre envoyée à son ministre, Theresa May écrit avoir des « preuves irréfutables » de sa responsabilité, ajoutant qu’il n’y a « aucune autre version crédible des événements pour expliquer cette fuite ». La dirigeante conservatrice a qualifié l’affaire d’ »extrêmement grave et de profondément décevante ». Dans une lettre à Theresa May publiée sur son compte Twitter, Gavin Williamson « nie vigoureusement » toute responsabilité. Il a affirmé à SkyNews que son limogeage était une « décision prise pour des raisons politiques ».

Le scandale lié aux fuites dans la presse concernant la décision d’autoriser une participation de l’équipementier chinois Huawei au réseau 5G au Royaume-Uni ébranle depuis plus d’une semaine le gouvernement britannique. Tout avait commencé avec l’annonce, dans le quotidien The Telegraph, de la décision prise par T. May d’autoriser le groupe chinois à participer de manière limitée au déploiement de la 5G, malgré les avertissements des États-Unis qui soupçonnent le fabricant d’espionnage pour le compte de Pékin. Huawei ne serait pas impliqué dans le cœur du réseau mais sur des infrastructures moins sensibles, comme les antennes, selon le choix qu’aurait fait T. May, en dépit des réserves de plusieurs poids lourds du gouvernement.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.