Viol de l’ambassade nord-corénne à Madrid : « Un raid terroriste », selon Pyongyang

Viol de l’ambassade nord-corénne à Madrid : « Un raid terroriste », selon Pyongyang
Viol de l’ambassade nord-corénne à Madrid : « Un raid terroriste », selon Pyongyang

Pour la première fois depuis l’attaque contre son ambassade à Madrid, Pyongyang a donné un commentaire officiel sur l’événement. Selon le porte-parole de la diplomatie nord-coréenne cité par l’Agence centrale de presse nord-coréenne, il s’agit d’une «grave attaque terroriste».

Le raid contre l’ambassade de Pyongyang à Madrid constitue une «grave attaque terroriste», a déclaré le porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué cité par l’Agence centrale de presse nord-coréenne. «Une grave attaque terroriste s’est produite le 22 février, au cours de laquelle un groupe armé a attaqué l’ambassade de la Corée du Nord en Espagne», écrit-il. Le responsable a également évoqué «les rumeurs de toutes sortes qui circulent sur une implication du FBI» et noté attendre des autorités compétentes en Espagne « qu’elles mènent l’enquête sur cet incident jusqu’au bout et de façon responsable».

L’ambassade de Pyongyang en Espagne a été attaquée le 22 février par un commando armé. Les assaillants ont pris en otage le personnel de la mission diplomatique. Ils ont ensuite pris la fuite en emmenant avec eux les ordinateurs et les téléphones des diplomates.

Le 26 mars, le groupe Défense civile Cheollima (DCC) a revendiqué ce raid, expliquant vouloir mettre en lumière les activités «illégales» des représentations diplomatiques de Pyongyang à l’étranger.

Selon le juge d’instruction chargé du dossier, le chef présumé du commando Adrian Hong Chang «est entré en contact, cinq jours après l’assaut, avec le FBI à New York afin de lui remettre des informations relatives à l’incident dans l’ambassade ainsi que du matériel audiovisuel obtenu». L’Audience nationale espagnole a émis le 26 mars des notices rouges d’Interpol contre plusieurs membres du commando, a indiqué à l’AFP une source policière.

Dans la foulée, le groupe Défense civile Cheollima (DCC) avait revendiqué ce raid, expliquant vouloir mettre en lumière les activités «illégales» des représentations diplomatiques de Pyongyang à l’étranger. «Nous sommes un groupe de transfuges qui se sont rassemblés avec des compatriotes du monde entier», a expliqué le DCC dans un communiqué diffusé sur son site internet. Le mois dernier, le DCC s’était autoproclamé gouvernement nord-coréen en exil, baptisé «Joseon libre», du nom de la dynastie qui occupa le trône du royaume coréen de 1392 à 1910, année de l’annexion par le Japon.

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