Violences en Haïti: La démission du Président revendiquée
Violences en Haïti: La démission du Président revendiquée

Les commémorations de la bataille d’indépendance ont donné lieu à des violences, lundi 18 novembre 2019 en Haïti. Sous le coup d’une colère populaire persistante, le président Moïse n’a pas fait le déplacement sur le site historique de Vertières.

Défilé militaire et dépôt de gerbe de fleurs au musée du Panthéon national. Pour marquer ce 18 novembre, Jovenel Moïse est resté dans le périmètre très limité de la place du Champ-de-Mars, verrouillée par un important dispositif policier.

À la tribune, il a une nouvelle fois plaidé pour le dialogue : « Les personnes qui font partie des forces sociales, des forces économiques et des forces politiques comme moi, nous avons l’obligation de nous mettre ensemble afin de convertir cette crise que le pays traverse en une grande opportunité qui nous permettrait de mettre Haïti sur la route du changement dont on rêve tous. »

Mais à l’image de P. Jean-Louis, les centaines d’opposants qui ont manifesté répètent exclure désormais tout dialogue avec lui : « Jovenel a dit qu’il n’avait personne à qui remettre le pouvoir, mais nous avons une instance qui s’appelle la Cour de cassation et c’est là qu’on va choisir l’alternative. Dites à Jovenel Moïse de remettre les clés du pays à l’opposition. »

Dans la capitale, la manifestation de l’opposition exigeant la démission immédiate du chef de l’État n’a rassemblé que plusieurs centaines de personnes. Mais, preuve de la colère constante contre lui, des manifestations ont également en lieu lundi dans plusieurs villes de province. À Port-au-Prince, au moins quatre personnes ont été blessées par balle.

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