Il y a quelque chose de réconfortant dans l’attitude de cette masse informe que nos politiques, très populistes, narguent à tous les coups. Mais surtout une fois leur désir de plaire atteint le « point G », c’est-à-dire lorsqu’un maroquin de responsabilité pour lequel ils se sont pliés en quatre est enfin investi.

La preuve ? le Maroc n’est pas à un départ de ministre près, réclamé à cor et à cri par des administrés aux abois. On l’avait vu en pleine campagne de boycott lorsque Lahcen Daoudi s’est évertué, devant le Parlement, à troquer ses habits de ministres pour se faufiler dans ceux des dirigeants de Centrale Danone pour exiger de la « populasse » de mettre fin à leur mouvement.
Conscient du pas de trop ainsi franchi, n’a-t-il pas mis, lui-même, sa carrière dans la balance en faisant durer le plaisir du « démissionnaire » ?

Mais au-delà du syndrome Daoudi, il y avait aussi celui de Mohamed Yatim, un de ses autres coreligionnaires officiant sous la lumière diffuse de la Lampe, qui s’est défaussé par rapport au scandale des ouvrières de Huelva, un exil saisonnier que son gouvernement a pérennisé faute d’offrir autre chose aux cueilleuses de fraises…
Le ministre s’est employé à nier jusqu’au les évidences sur les agressions sexuelles, cela sans compter les autres droits brimés, de ces Marocaines qui ne comptent pas… Sauf pour les ONG espagnoles qui, pour l’occasion, se sont mobilisées pour crier au scandale et forcer les syndicats à prendre en charge leurs doléances auprès des latifundiaires de l’Andalousie.
C’est fou ce que le Parti de la lampe récolte comme déconvenues depuis qu’il est à la tête de l’Exécutif.

On passe, bien sûr, sur les lubies de ses quelques ministres qui se sont donnés en spectacle avant de convoler en justes noces pour étouffer le scandale. Et on efface l’ardoise des responsables du PJD et du MUR, unis pour l’éternité dans des scandales retentissants, pour ne retenir que le dernier chapitre de l’indicible insignifiance dans laquelle l’exercice politique plonge la mission des commis de l’Etat.
Regardons voir ce que les Marocains reprochent depuis quelques jours seulement à Bassima Hakkaoui.
Sans que cette ministre de la Famille, de la Solidarité, de l’Egalité et du Développement social, n’assume une quelconque responsabilité dans toutes les tâches pour lesquelles elle a été missionnée. Son silence à propos du scandaleux meurtre de Hanane est plus que coupable. Il est irresponsable ! Car voilà qu’un viol atroce secoue la société sur ses fondements sans pour autant que la ministre y trouve à redire.
Qui ne condamne pas ne fait pas que pardonner un crime, mais consent !
Le mutisme de B. Hakkaoui a valeur de démission.
Pourquoi continuer à officier es qualité de ministre alors que le Smig des réactions n’a pas été perçu, vu et ou entendu de sa part. L’affaire est grave. Sa défaillance la poussera-t-elle vers la sortie ?
Une pétition circule sur internet pour recueillir le plus grand nombre de signatures. Réclamant son départ qu’aucun des Marocains équilibrés ne regrettera un jour.

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