Vive tension américano-iranienne dans le Golfe: Moscou appelle au calme
Vive tension américano-iranienne dans le Golfe: Moscou appelle au calme

La tension continue de monter Entre Iraniens et Américains, la tension reste de mise.
Même si les Gardiens de la révolution islamique ont démenti avoir détruit le 20 juin, un autre appareil de l’US Air Force (P-8), avec 35 personnes à bord, que le drone (Global Hawk), qui lui aussi avait violé l’espace aérien iranien.

Téhéran assure, dans un communiqué des Affaires étrangères, disposer de preuves considérées comme « irréfutables » et qui montrent que le drone américain abattu par les forces iraniennes jeudi est bel et bien entré dans son espace aérien.
Des affirmations qui contredisent celles de Washington qui aurait, pendant un temps, décidé d’engager des représailles avant de se raviser.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères adjoint iranien, a « protesté énergiquement » par téléphone auprès de l’ambassadeur de Suisse à Téhéran (qui représente les intérêts US) après cet incident.
Selon ses déclarations, « il y avait des preuves “irréfutables” de ce que le drone avait violé l’espace aérien iranien », indique le communiqué.
« Des débris du drone ont même été retrouvés dans les eaux territoriales de l’Iran », a souligné A. Araghchi à son interlocuteur, Markus Leitner, au cours de « cet appel téléphonique d’urgence », selon le texte.
« M. Araghchi a exhorté les forces américaines à respecter les frontières maritimes et aériennes de l’Iran », affirmant que « ce n’était pas la première fois que les Américains » violaient ainsi le territoire iranien, ajoutent les Affaires étrangères : « Cela s’était déjà produit plusieurs fois auparavant. » Le diplomate iranien a répété que l’Iran « ne cherche pas la guerre » et a mis en garde « les forces américaines contre toute mesure inconsidérée dans la région », ajoutant que l’Iran défendrait « résolument son territoire contre toute agression ».

Selon le communiqué, Markus Leitner, qui s’est engagé à « transmettre immédiatement » le message iranien au gouvernement américain, a été « invité à se rendre vendredi matin au ministère des Affaires étrangères pour recevoir plus de détails sur l’incident ».

La mise en garde de l’Iran contre toute intervention américaine intervient alors que le New York Times affirme que Donald Trump avait initialement approuvé des frappes contre des cibles iraniennes avant de faire machine arrière.

Alors que le face-à-face entre les deux pays ennemis fait craindre un embrasement, le quotidien américain a révélé que le président US avait initialement approuvé des frappes de représailles contre « une poignée de cibles iraniennes, comme des radars et des batteries de missiles ».
« La première phase de l’opération avait commencé lorsqu’elle a été annulée », ajoute le journal en citant un haut responsable du gouvernement. « Les avions étaient en l’air et les navires en position mais n’avaient encore tiré aucun missile quand l’ordre d’arrêter est tombé. »
La Maison-Blanche et le Pentagone ont refusé de commenter cette information.

Le nouvel accès de fièvre apparaît comme une nouvelle conséquence de la politique de « pression maximale » conduite par D. Trump qui veut conduire l’Iran à réduire ses ambitions nucléaires et aussi à limiter son influence régionale.
Soufflant le chaud et le froid, D. Trump a d’abord qualifié d’« énorme erreur » la frappe iranienne mais a ensuite évoqué la piste d’une erreur du côté iranien faite par quelqu’un de « stupide », semblant vouloir faire baisser la température.
« J’ai du mal à croire que cela était délibéré », a-t-il dit.

Par ailleurs, les États-Unis ont interdit jeudi soir les vols des compagnies aériennes américaines dans la zone où l’Iran a abattu le drone militaire américain.
Il est ainsi interdit le survol de l’espace aérien contrôlé par Téhéran au-dessus du Golfe et du golfe d’Oman, « jusqu’à nouvel ordre », a indiqué l’Administration aéronautique fédérale américaine.
Ces restrictions sont justifiées par une « augmentation des activités militaires et la tension politique croissante dans la région, qui représentent un risque pour les opérations de l’aviation civile américaine » accompagné d’un risque d’« erreur d’identification », a ajouté la même source, qui mentionne le drone militaire américain abattu par un missile sol-air iranien.

Face à cette escalade, la Russie a mis en garde contre un éventuel recours des États-Unis à la force contre l’Iran, estimant que cela serait « une catastrophe ».
Un conflit militaire opposant Téhéran à Washington serait une catastrophe pour le Proche-Orient car il pourrait déboucher sur une nouvelle vague de violences et engendrer un nouveau flux de migrants, a estimé le 20 juin Vladimir Poutine lors de sa session annuelle de questions-réponses.
Et d’ajouter que toutes les parties subiraient, en cas de conflit, de tristes conséquences. «Il est très difficile d’anticiper ce qui se produirait en cas de recours à la force militaire», a ajouté le Président russe.
Il a rappelé que l’Iran était un pays chiite et que même dans le monde musulman, les Iraniens étaient considérés comme des gens capables d’aller jusqu’à l’extrême pour défendre leur pays. «Nous ne voudrions pas que les événements prennent une telle tournure», a résumé le Président.
Rappelant que la République islamique appliquait l’ensemble de ses engagements envers l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), si bien que les sanctions américaines à son encontre ne sauraient être considérées que comme injustes.

En revanche, le Premier ministre israélien a appelé la communauté internationale à soutenir les États-Unis face à l’Iran.
Les tensions ne cessent de monter depuis le retrait américain en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l’Iran, privant ce pays des bénéfices économiques qu’il escomptait de ce pacte.

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