Ces grèves perlées qui perturbent l’enseignement: Un mal nécessaire ?
Ces grèves perlées qui perturbent l’enseignement: Un mal nécessaire ?

Le secteur de l’enseignement est condamné à rester en proie à une perturbation cyclique. La preuve, la Coordination des enseignants forcés de conclure un contrat (CNPCC) a publié une déclaration le 12 mai annonçant une grève de deux jours les 13 et 14 mai. Un débrayage de 48 heures qui atteste de l’échec des pourparlers engagés avec le ministère de l’Éducation.

Selon le communiqué, l’appel à la grève est imputable à « l’indifférence, le mépris et la procrastination » dont fait preuve le gouvernement face à leurs revendications. Et d’expliquer que les responsables font la sourde oreille à certaines des principales demandes des enseignants, dont l’abolition des contrats à durée déterminée (CDD).

Pour se donner du poids, la coordination a appelé les enseignants contractuels à boycotter les examens de qualification professionnelle, en misant sur le prochain cycle de négociations avec le ministère de l’Éducation, prévu le 23 mai.
Mais les contractuels se sont montrés réticents face à l’appel de la coordination, rejetant l’initiative en la jugeant contre-productive.
Les enseignants ont repris les cours le 15 avril pour répondre aux demandes urgentes des associations de parents d’élèves.

Toutefois, pour savoir si cela indique une dérive vers des changements plus positifs pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouvent les enseignants et le gouvernement, il faudra attendre le prochain cycle des négociations prévu pour le 23 mai.
Mais tout ce ramdam cache à peine la crise profonde par laquelle passe le système éducatif qui se trouve dans l’incapacité, valeur aujourd’hui, d’attirer les compétences.

De moins en moins de diplômés tombent sous le charme de « l’oustad » dont le statut s’est considérablement dégradé au cours de ces dernières années.

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