Washington muscle sa présence dans le Golfe. Et s’en prend à Téhéran.

Washington muscle sa présence dans le Golfe. Et s’en prend à Téhéran.
Washington muscle sa présence dans le Golfe. Et s’en prend à Téhéran.

Après l’attaque présumée contre deux pétroliers dans le golfe d’Oman du 13 juin, les États-Unis ont déclaré qu’ils envoyaient sur place leur destroyer USS Mason supporter un autre bâtiment, l’USS Bainbridge.

Les États-Unis dopent leur présence militaire dans le Golfe en dirigeant vers la région un destroyer lance-missiles, a annoncé le commandement central américain (Centcom).

L’USS Mason doit rejoindre sur place l’USS Bainbridge, qui a secouru les 21 membres d’équipage du Kokuka Courageou, a-t-il ajouté. «Nous ne tolérerons aucune ingérence dans les manœuvres de l’USS Bainbridge», a déclaré le commandement américain.

Le Centcom a ajouté qu’un conflit militaire avec l’Iran ne répondait pas aux intérêts stratégiques des États-Unis ni à ceux de la communauté internationale, tout en indiquant que Washington et ses alliés étaient prêts à défendre la liberté de navigation et de commerce dans la région.

L’Iran a rejeté les accusations américaines, les jugeant dénuées de fondement.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Abbas Moussavi, a déclaré que son pays était «responsable pour assurer la sécurité dans le détroit d’Ormuz», rappelant que Téhéran était rapidement venu «en aide» aux navires en détresse et avait «sauvé» les équipages.
Deux pétroliers, le Front Altair et le Kokuka Courageous, respectivement sous pavillon des îles Marshall et du Panama, ont été vraisemblablement attaqués jeudi 13 juin en mer d’Oman, près du détroit d’Ormuz, ont fait savoir leurs compagnies maritimes.
44 membres d’équipage de deux pétroliers  ont été repêchés par des secouristes iraniens, puis débarqués dans un port de la République islamique, selon l’agence de presse officielle Irna.

Les États-Unis ont accusé sans détour l’Iran d’être « responsable » des attaques de ce jeudi contre deux pétroliers en mer d’Oman, un incident qui fait craindre un nouvel embrasement dans le Golfe.
« Le gouvernement des États-Unis considère que la République islamique d’Iran est responsable des attaques qui ont eu lieu aujourd’hui en mer d’Oman », a déclaré le secrétaire d’État américain Mike Pompeo lors d’une allocution solennelle, accusant Téhéran de vouloir empêcher le passage du pétrole par le détroit d’Ormuz pour perturber le marché mondial.

Pour le chef de la diplomatie américaine, ces attaques attribuées à la République islamique « représentent une menace claire pour la paix et la sécurité internationales, une attaque flagrante contre la liberté de navigation et une escalade des tensions inacceptable de la part de l’Iran ».

Pour les responsables iraniens, ces deux incidents sont suspects car ils peuvent être utilisés par les adversaires du pays pour accuser encore l’Iran de chercher à déstabiliser la région. Le porte-parole du gouvernement a de son côté exprimé son inquiétude et appelé les pays de la région à coopérer pour assurer la sécurité des voies maritimes.

Les Américains continuent de monter au front contre l’Iran qu’ils accusent d’avoir mené l’attaque contre les deux pétroliers, un norvégien et un japonais hier, jeudi 13 juin, dans le détroit d’Ormuz.
Selon l’armée américaine, une vidéo montrerait une patrouille des Gardiens de la Révolution islamique en train de retirer une mine fixée à la paroi de l’un des deux navires.

Cette nuit, au Conseil de sécurité de l’ONU, réuni à la demande du secrétaire d’État Mike Pompeo et en consultations à huis clos hier à New York, les États-Unis ont réclamé une
« réaction » de la communauté internationale pour empêcher de nouvelles attaques.

L’armée américaine a publié jeudi 13 juin une vidéo montrant, selon elle, une patrouille des Gardiens de la Révolution islamique (GRI), le corps d’élite de l’armée iranienne, retirant une mine-ventouse qui n’avait pas explosé sur une paroi de l’un des pétroliers attaqués la même journée dans le golfe d’Oman.
Selon le commandement américain, un navire des Gardiens de la Révolution a été aperçu à 16h10, heure locale jeudi, approchant du Kokuka Courageous.
Le personnel iranien a alors été filmé.

Les responsables politiques ou militaires iraniens n’ont pas réagi directement à la vidéo publiée par le Pentagone mais ils martèlent que les accusations américains sont « sans fondement ».
Le chef de la diplomatie iranienne a accusé sur Twitter le groupe « B », qui désigne John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, le prince ben Salman d’Arabie saoudite et Cheikh Bin Zayed des Émirats arabes unis.
Pour Mohammad Javad Zarif, « le fait que les États-Unis se précipitent pour lancer des accusations contre l’Iran montre clairement que le groupe B se dirige vers un plan B de sabotage de la diplomatie y compris les efforts de Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, pour couvrir le terrorisme économique mené contre l’Iran ».

Depuis plusieurs mois, Téhéran accusent les États-Unis, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Israël de s’être ligués pour préparer une confrontation militaire avec l’Iran. M. J. Zarif a affirmé dans un second tweet qu’il a prédit un tel scénario il y a quelques mois.

Le risque d’escalade au Moyen-Orient inquiète l’ensemble des États membres du Conseil de sécurité, mais les avis divergent sur la réaction.
D’un côté, les Américains, représentés par leur ambassadeur, Jonathan Cohen accusent ouvertement l’Iran.
« Le secrétaire d’État Pompeo a mis en avant la litanie d’incidents que j’ai aussi partagée avec le Conseil de sécurité qui démontrent la menace réelle que l’Iran représente à la paix et la sécurité dans le monde. J’ai demandé au Conseil de sécurité de rester saisi de la question et j’espère que nous aurons de nouvelles discussions à ce sujet et sur la manière de réagir dans les prochains jours ».
Et face à Jonathan Cohen, quatorze États membres qui demandent des preuves avant d’attribuer toute responsabilité.
L’ambassadeur du Koweït, président en exercice du Conseil de sécurité pour le mois de juin, veut savoir qui se trouve derrière cette attaque.
Pour cela, les diplomates ont évoqué la possibilité de réclamer une enquête internationale qui pourrait se tenir sous l’égide de l’ONU.
La France a indiqué, pour sa part, se tenir prête à participer à une investigation.

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